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Exclusif n°46-47
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Atelier d’écriture - Je me souviens


Ateliers d’écriture

Séance 7 : Souvenirs du journal Exclusif et de l’après-journal Exclusif.

Je me souviens…
Je me souviens forcément du sentiment d’usure, presque sans arrêt pendant dix ans, face aux mauvaises volontés qui trouvaient toujours un nouveau fil à mettre à une de nos pattes…
Je me souviens du plaisir, toujours intact, de voir un nouveau ou une nouvelle stagiaire qui trouvait son premier élan dans un article.
Je me souviens du balancier entre ces deux premiers souvenirs.
Je me souviens des différents hasards de l’histoire qui ont permis la naissance de ce journal.
Je me souviens d’un reportage ébouriffant chez une éleveuse de poules, dans le numéro 1.
Je me souviens des tout premiers stagiaires, en 2000, qui se demandaient d’abord quelle était cette galère, et qui à la fin disaient que ce journal était leur bébé, et qu’ils n’auraient jamais cru ça trois mois plus tôt.
Je me souviens aussi des liens, des quantités de liens que ce journal a pu provoquer : dedans, dehors, et surtout entre dedans et dehors…
Et des têtes de 82 stagiaires et salarié(e)s – je dois dire que je ne me souviens pas, à coup sûr, des têtes de ceux du tout premier groupe…
L’action est terminée, le dernier journal est paru et moi, je me suis encore une fois énervé tout seul d’y avoir laissé passer quelques fautes d’orthographe ou de frappe, dans ce numéro qui devait être parfait bien sûr…
L’action est terminée, et avec elle a fini aussi ce genre d’énervement, mais aussi la dynamique d’un vrai journal, sa pépinière de petits projets à portée de reportage, et, pour le dire vite : une vraie ligne rédactionnelle collective.
L’action est terminée, et ce qui vit toujours c’est le souvenir bien sûr, mais aussi la conviction qu’il n’y aura jamais d’insertion tant qu’on ne donnera pas aux gens le droit à du choix, avant toute chose.
Avant, j’étais rédac’chef et aujourd’hui je suis rédacteur encore (la preuve), plus chef (on s’en passe), un peu archiviste sur les bords et parfaitement désillusionné à l’égard des politiciens…
Et demain je serai plumitif toujours – enfin je crois !

Denis

Je me souviens de la première fois que j’ai débarqué à Exclusif, c’était pour voir Corinne.
Je me souviens avoir vu plein de gens qui parlaient à haute voix comme si on était dans un bar après minuit.
Je me souviens avoir compris par la suite que ce qui les saoulait était que l’avenir d’Exclusif était en jeu.
Je me souviens que je n’ai pas vraiment beaucoup de souvenirs d’Exclusif parce que mon expérience a duré à peine trois mois et que le souvenir le plus marquant est la décision d’arrêter Exclusif.
Je me souviens de la haine que j’ai ressentie quand cette décision a été prise.
Je me souviens de la phrase que m’a balancée Valérie lors de ma première interview.
Je me souviens lui avoir demandé si elle avait un message ou un mot à dire pour conclure l’interview.
Je me souviens de ses larmes avec lesquelles elle m’a répliqué : « Il ne faut pas baisser les bras ».
Je me souviens où j’ai lu l’article paru dans la Montagne sur la fin d’Exclusif.
Je me souviens que dans cet article un élu prétendument de gauche affirmait avec fierté une valeur si républicaine qu’il est le seul à connaître.
Je me souviens que cela consistait à dire : on ne peut plus avoir la liberté d’expression quand on a des deniers publics.
Je me souviens qu’à ce jour cet élu en question court toujours.
L’action est terminée, le dernier journal est paru et moi, je souhaite que le diable emporte tous ceux qui en étaient la cause.
Et comme ma conseillère Pôle emploi m’a dit que « la roue tourne toujours » je souhaite que cette roue leur tombe dessus et les écrase aussi.
L’action est terminée, et avec elle a fini l’espoir qu’elle suscitait et le sentiment de faire quelque chose d’utile.
L’action est terminée, et ce qui vit toujours, c’est l’esprit qui animait le groupe et grâce auquel on se réunit toujours pour faire des ateliers d’écriture.
Avant j’étais stagiaire et aujourd’hui je suis ex-stagiaire et je participe aux ateliers d’écriture en attendant des jours meilleurs et que le diable et la roue fassent ce qu’ils ont à faire.
Et demain j’espère être en train de vivre les jours meilleurs dont je viens de parler et pourquoi ne pas revivre une autre expérience qui ressemble à celle-là de près ou de loin.

Yasser

Je me souviens du premier reportage où je suis parti avec les deux salariées de l’époque, Claire et Liliane, nous nous sommes rendus dans les Combrailles pour interviewer deux paysans. Le premier j’ai écouté puis le second, Liliane m’a demandé d’interviewer moi-même. Ensuite il nous a gardés pour manger des brochettes et nous sommes rentrés vers les minuit.
Je me souviens d’un reportage à Ambert où en hiver nous avons mangé dans un petit bar- restaurant, le patron nous installa près de la porte d’entrée et à la fin du repas il est venu et m’a dit « Je ne vous demande pas si vous avez eu froid, mais pour les autres j’espère que ça n’a pas été trop désagréable ».
Je me souviens d’une étudiante qui m’a interviewé pour ses études.
Je me souviens d’un journaliste qui m’a interviewé, lui, pour écrire un article.
Je me souviens de cette dame, voisine de Corinne, que j’ai interviewée. Elle avait gagné 500 000 francs au jeu « le millionnaire » et s’est retrouvée quelques années plus tard au RMI, j’avais intitulé l’article « Du millionnaire au RMI ».
L’action est terminée, le dernier journal est paru et moi, je continue à me lever le matin une fois par semaine pour l’atelier d’écriture.
L’action est terminée, et avec elle, les interviews, les préparatifs pour les prochains numéros, les comités de rédaction, et les bons casse-croûtes.
L’action est terminée, et ce qui vit toujours c’est l’atelier d’écriture grâce à Sabine.
Avant, j’étais stagiaire et aujourd’hui je suis toujours disponible pour redevenir stagiaire si le journal reprend vie et demain je serai ce que Dieu veut.

Jean-François

Je me souviens de cette fois où nous sommes allés au court-métrage avec Denis et Monique, voir la séance F4 qui comportait le film qui a tant traumatisé Monique.
Je me souviens de Pierre Culleron qui nous avait accueillis dans sa maison avec Corinne puis avec Rémi, et je me souviens un peu des photos que j’ai faites ce jour-là.
Je me souviens de l’article sur le film Onder ons que j’ai écrit.
Je me souviens du reportage à Issoire sur le chantier de bénévoles que j’ai fait avec Denis.
Je me souviens des blagues de Michel.
Je me souviens un peu des textes de l’atelier d’écriture que j’ai corrigés.
Je me souviens de la première fois où j’ai corrigé des textes à Exclusif, en décembre 2014.
Je me souviens de l’interview que j’ai faite avec Michel de Guichard Wiss, mon voisin qui est projectionniste.

Rebecca


Date de création : 12/04/2016 @ 14:05
Dernière modification : 12/04/2016 @ 14:07
Catégorie : Atelier d’écriture
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