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Quoi de neuf ? - Anne-Marie Ferreyrolle :
« Une École incomprise »


Quoi de neuf ?

« Il n’y a plus d’école de danse, et le maire nous parle d’ouverture à la culture ! C’est ignorer ce que représentait cet établissement. » Anne-Marie Ferreyrolle, premier professeur de l’école en 1956, aujourd’hui active retraitée, ne décolère pas et défend un lieu, une idée de la danse, une existence.

« L’École de danse avait été créée juste après la guerre par le maire Gabriel Montpied et M. Suaudeau, dit “le maître”, raconte Anne-Marie Feyrreyrolle. Depuis 1946, je pratiquais la danse rythmique au patronage, avant de rejoindre en 1956 l’École dont la directrice était Claude Suaudeau. » Une longue carrière démarre. Anne-Marie se fait remarquer par ses talents de danseuse, travaille dur et devient danseuse étoile du corps de ballet clermontois. Elle participe aux opéras, aux opérettes, et fait même de la figuration pour la Comédie française ! En 1979, elle devient premier professeur de danse classique de l’Opéra qu’elle ne quittera pas jusqu’à la fin de sa carrière. En 1986, quand Josyane Bardot succède à Claude Suaudeau, Anne-Marie devient responsable du Ballet.

Photo de Anne-Marie Feyrreyrolle dansant

Elle garde un souvenir ému de ses premières années. « On se connaissait tous très bien, les collègues comme le chef machiniste perché à trois mètres ! C’était comme une grande famille. Ma plus grande joie était que l’École soit ouverte à tous, les doués et les pas doués. Pas d’élitisme ! » Dans les années 60, les claquettes, la danse moderne, le jazz arrivent à l’École dont les effectifs progressent à grande vitesse. « C’est devenu l’un des établissements les plus importants en France, le fleuron de notre ville. Mais à mon grand regret, la richesse immense qu’elle a amenée à la ville n’a pas été comprise par les élus. J’ai eu toutes les difficultés du monde à faire évoluer mon secteur, la danse classique, j’ai même payé des stages de ma poche à mes élèves les plus douées… et les résultats suivaient. Des élèves clermontois ont été admis chez Rosella Hightower, Maurice Béjart… »

Aujourd’hui retraitée, elle suit avec intérêt l’évolution de l’École. Elle n’a pas compris la façon dont s’est déroulée la fusion, « une situation absurde qui a fait fuir beaucoup d’élèves à Chamalières. Le Conservatoire induit une intention plus professionnelle, c’est un cadre plus élitiste, contradictoire avec le principe de l’École ouverte à tous et à tous les niveaux. À mon époque, j’ai vu des élèves trisomiques sur scène… Pour le Conservatoire, seul le niveau compte, avec des cours annexes obligatoires – le solfège, l’histoire de la danse… C’est une tout autre démarche. ». Anne-Marie ne baisse pas les bras : « Je continuerai de me battre pour faire réagir. Car le public clermontois est important, éduqué aux choses de la danse, et l’École n’y est pas pour rien. »

Lætitia Oleotto


Date de création : 24/12/2015 @ 15:10
Dernière modification : 10/02/2016 @ 11:43
Catégorie : Quoi de neuf ?
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