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Dossier réfugiés - Survivre à la guerre


Réfugiés en Auvergne

Appelons-la la famille K., puisqu’elle a voulu garder l’anonymat. Le père et la mère ont un peu plus de 30 ans, leurs quatre enfants de 2 à 14 ans. Ils ont fui le Kosovo en 2010 et ont aujourd’hui un titre de séjour de dix ans.

À Pristina, capitale du Kosovo, les Roms, dont font partie les K., représentent la plus petite des minorités 1. La plus persécutée aussi, avec les Serbes, par les Albanais, même après la fin de la guerre en 1999. Le père et le premier fils de M. K. ont été tués par l’UÇK (“armée de libération du Kosovo”) et toute la famille, enfants compris, a subi des exactions. Sortir de chez eux signifiant une mort certaine, ils ont vécu cloîtrés pendant deux ans, avec leurs provisions de farine et de riz, avant de réussir à fuir en 2010.

Dessin de Pierre-Henri Malarte, montrant une tente faite de formulaires administratifs
L’Attente, dessin de Pierre-Henri Malarte

Le choix de venir en France leur a été dicté par le coût du voyage, les passeurs demandant 5 000 euros pour la France et 13 000 pour l’Allemagne. Deux journées pendant lesquelles ils étaient cachés dans un camion qui les a laissés à Montluçon. Venus à Clermont-Ferrand, ils ont erré avant d’être recueillis par une famille parlant le romani, une des langues Roms, et qui les a aidés avec la Cimade pour leur demande d’asile. « Merci à eux » dit Mme K. L’asile est accordé en 2013, mais après un épisode dramatique : en 2011, la famille est emmenée au Centre de rétention de Lille-Lesquin en vue d’une reconduite en Serbie, pays dont ils ne parlent pas la langue. Les K. sont libérés sur la décision d’un juge des libertés et de la détention, estimant qu’ils ont subi un « traitement inhumain et dégradant ». Il est probable que cette détention a entraîné la fausse couche de Mme K. survenue peu après.

Au Kosovo le père était jardinier. Il a travaillé un an pour la Ville de Clermont, en contrat aidé, à l’entretien d’espaces verts. Il cherche maintenant un emploi qu’il désespère de trouver… « Je ne suis pas fâché avec le travail » dit-il. Ils vivent maintenant dans un logement social. Les parents ont suivi trois mois de cours de français qui leur ont apporté un début de connaissance, insuffisant pour franchir la barrière de la langue. L’aîné des enfants est au collège et deux des filles vont à l’école, l’assimilation dans la culture française sera l’œuvre des enfants…

1. Quelque 2% de la population du pays, et 0,03% de la population de la ville, peuplée d’Albanais à 97%.

Yasser Karkazan et François Delègue


Date de création : 23/12/2015 @ 15:09
Dernière modification : 05/02/2016 @ 11:36
Catégorie : Dossier réfugiés
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