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Quoi de neuf ? - Contraception : apprendre et choisir


En France, depuis la légalisation de la contraception et de l’avortement, les femmes peuvent vivre leur sexualité indépendamment de leurs projets de grossesse. Pourtant, elles sont encore 230  0 00 à subir une IVG chaque année.

Contraception : apprendre et choisir

Plus de 2000 consultations gynéco au service de santé universitaire

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Quand une jeune fille se présente, quelle que soit la demande, on aborde avec elle un panel de sujets comme l’état de santé général, le tabagisme et la contraception », expliquent Agnès Lafont et Virginie Lavin, infirmières au Service Santé Université (SSU). Ce dernier a reçu l’an dernier près de 6 700 étudiants en consultation, dont un tiers en gynécologie.

Ici, les consultations sont gratuites ; 95 % de celles concernant la contraception sont féminines. Les demandes portent autant sur une première contraception que sur son renouvellement. Pour la majorité des étudiantes, contraception est synonyme de pilule. Mais l’usage de l’implant ou du stérilet augmente car de plus en plus de jeunes femmes ne veulent plus entendre parler de pilule et d’hormones. C’est un mouvement qu’Agnès Lafont et Virginie Lavin rapprochent d’un phénomène plus général de recherche du naturel. Malgré tout, le préservatif reste mal aimé, et des deux sexes.

Les infirmières écoutent toutes les demandes ; pour elles l’important est « d’essayer de trouver la meilleure contraception pour chaque personne ». L’essentiel est qu’elle s’approprie des connaissances et qu’elle fasse ensuite son choix. Pour cela, il faut quelquefois partir de très loin et revoir les bases de l’anatomie : malgré les cours au collège ou Internet, de très nombreuses jeunes filles méconnaissent leur propre corps. « Même des étudiantes en médecine ! » Les infirmières doivent aussi se battre contre l’idée de norme, tant du corps que des pratiques sexuelles.

Pas de profil-type

Avec chaque première pilule, la jeune femme se voit prescrire une pilule du lendemain qu’elle aura en réserve. Les infirmières savent que les copines se dépannent quelquefois entre elles. Le plus difficile pour Agnès et Virginie, ce sont les lendemains de soirées arrosées, quand certaines jeunes filles viennent avec un risque de grossesse ou d’Infections sexuellement transmissibles (IST). Certaines fois, elles ne se souviennent plus si elles ont eu des relations sexuelles et avec qui. L’alcoolisation rapide et massive est un des problèmes les plus graves auquel le SSU doit faire face.

Quand il y a un choix d’interruption de grossesse, le SSU peut prescrire une IVG médicamenteuse. Mais les médecins s’assurent pour cela que la jeune fille ne sera pas seule pour l’expulsion du fœtus et qu’elle supportera cette épreuve. Dans le cas contraire, et même si la jeune fille est dans les délais, ils peuvent préférer la renvoyer auprès d’un hôpital. Il n’y pas de profil-type de l’IVG : c’est le résultat d’une absence ou d’un
Mourir d’avorter
Nicole a aujourd’hui 81 ans ; elle est la mère de quatre enfants « dont trois conçus en trois ans et trois semaines ». C’était avant la loi neuwirth sur la contraception. « Si j’avais pu, je ne les aurais pas eus d’affilée. Les grossesses qui se succédaient, c’était la hantise de toutes les femmes. » nicole n’a pas avorté, peut-être parce qu’elle a vu sa belle-sœur Josette en mourir. elle se souvient : « elle est morte chez elle en 1965, à 35 ans, des suites d’un avor- tement clandestin pratiqué par une faiseuse d’ange. » C’était le dixième avortement d’une funeste série qui avait commencé quinze plus tôt, après la naissance de son deuxième enfant. nicole a entendu Josette dire à maintes reprises : « J’y laisserai ma peau, mais je n’en veux plus d’autre. » à l’époque, personne ne savait s’y prendre : « on parlait d’aiguilles à tricoter, c’était du bricolage, ça ne pouvait que se terminer mal. » avant de mourir, Josette avait été hospitalisée plusieurs fois en urgence pour des hémorragies et des infections. « il m’est arrivé d’aller la voir à l’hôpital, elle était brûlante ! » Josette avait toujours caché ses grossesses à son entourage, c’était un sujet tabou. après son décès, son mari fut convoqué et entendu par la gendarmerie. Dans la famille ce fut un drame : « Mon frère n’en parlait jamais, il s’est replié sur lui-même, il a délaissé ses enfants qui se sont éloignés de lui. » à partir de la loi Veil, les femmes ont pu subir des iVG en sécurité. nicole se souvient de la réaction de sa nièce : « elle était contente et répétait : si Maman était encore là ! ». une maman qui a payé le prix fort pour une liberté que, depuis cette loi, sa fille connaît.

Marie de Oliveira

accident de contraception, de soirées alcoolisées… Cela n’a rien à voir avec la profusion d’informations à disposition. C’est un « incident dans un moment de vie », marquant pour la jeune fille : si pratiquement aucune étudiante ne demande à consulter un psychiatre ou un psychologue au moment de l’IVG, nombreuses sont celles qui éprouvent le besoin d’en parler plus tard, quelquefois des années après. 

Sabine Carénou

Principales lois

La loi du 28 décembre 1967, dite loi Neuwirth, autorise la contraception et supprime des dispositions législatives antérieures qui l’interdisaient. La loi du 17 janvier 1975, dite loi Veil, autorise l’interruption volontaire de grossesse en France et fixe les grands principes régissant sa pratique. La loi du 31 décembre 1982, dite loi Roudy, accorde le remboursement de l’IVG par la Sécurité sociale. La loi du 13 décembre 2000 ne soumet plus à prescription obligatoire les médicaments ayant pour but la contraception d’urgence qui ne sont pas susceptibles de présenter un danger pour la santé.

Service Santé Université, campus des Cézeaux (04 73 40 70 22) ; UFR STAPS (04 73 40 75 43)
UFR Lettres, langues et sciences humaines (04 73 34 66 00) ; cité universitaire Dolet (04 73 34 97 20)

Date de création : 04/10/2014 @ 16:12
Dernière modification : 04/10/2014 @ 16:12
Catégorie : Quoi de neuf ?
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