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Quoi de neuf ? - D’ici coule le vin d’Auvergne


Formation sur les ceps

D’ici coule le vin d’Auvergne

Bourvil, John, Manu, Mickael et Victor sont devenus des ouvriers à part entière dans le paysage du vignoble du Puy-de-Dôme, en travaillant régulièrement pour trois vignerons. Une “niche” de travail, une possibilité de qualification professionnelle ?

vignerons
« On est très bien, à travailler dehors, en pleine nature ; bien sûr, on dépend du temps qu’il fait », dit John. Pour Jean-François Petoton, qui s’occupe des chantiers agricoles de l’ADSEA (voir Exclusif n°21) et l’a orienté vers cette activité, « ces jeunes hommes se sont bien impliqués dans ce travail parce qu’il y a une liberté qui leur convient. » En effet, ils ne se contentent pas de faire les vendanges, tâche qui, dans notre région, est déjà largement mécanisée. Salariés saisonniers de trois vignerons, ces jeunes gens du voyage ont appris d’eux, en trois années et avec l’aide de Jean-François pour les aspects théoriques, les techniques de taille de la vigne – les deux plus courantes ici sont la taille en cordon de Royat et la taille Guyot –, ainsi que beaucoup des ficelles de ce travail noble de l’agriculture.

C’est un long apprentissage sur le terrain, plus qu’il n’y paraît, mais « Benoît (le patron du jour, ndr) explique bien ». La taille est le plus long des travaux du vigneron, de fin novembre à fin mars. Et il est délicat, avant l’ébourgeonnage, le relevage et le cisaillage qu’apprennent également les jeunes ouvriers. Cet apprentissage est précisé dans les attestations de travail de leurs employeurs (voir encadré).

Vers une qualification ?

vignerons.jpg
Ce début de formation professionnelle, pour l’instant informelle, pourrait permettre de développer une main-d’œuvre intéressante pour le vignoble auvergnat. Les côtes d’Auvergne produisent aujourd’hui des vins de qualité, tout en n’occupant guère plus de 400 hectares (contre 45 000 à la fin du XIXe). C’est un secteur économique qui pourrait se développer, ce qui n’est pas si fréquent dans la région. En ce qui concerne les déplacements possibles pour travailler dans d’autres régions, les ouvriers ne s’y voient pas trop : « Les frais de déplacement ne sont point amortis avec la paye, et on ne veut pas trop s’éloigner de nos enfants et nos femmes. » Ils peuvent donc bosser au moins six mois en saisonniers, en se contentant des pistes de travail assez proches de chez eux. « Mais ça permet déjà de mettre une compétence sur leur CV », explique Jean-François, « qui pourrait devenir une vraie qualification, dans le cadre d’un module de formation professionnelle agricole incluant aussi la taille des arbres fruitiers. »

Mickaël Peauger et Denis Couderc

“patrons-vignerons”

vignerons
Benoit Montel, Patrick Bouju et Jean Maupertuis sont trois jeunes vignerons de Riom et Saint-Georges sur Allier, qui exploitent au total une vingtaine d’hectares de vignes. Ils vendent à l’export1 une bonne part de leurs vins, souvent bio ; Benoît Montel doit être le seul vigneron à faire à la fois du madargue, du châteaugay et du chanturgue. Comme beaucoup de leurs confrères, ils cherchent des surfaces supplémentaires pour augmenter et varier leur production. Et aussi, pour ce faire, de la main-d’œuvre fiable…

Quand Benoît et Patrick parlent de leurs ouvriers, et réciproquement, on sent que le lien de confiance a été primordial dans leur collaboration, après d’autres expériences peu satisfaisantes. « D’une tâche à l’autre et avec quelques cours, dit Benoit, ils ont acquis une bonne connaissance du système de la plante, ils y réfléchissent en travaillant… Un des objectifs, c’est qu’avec la maîtrise de ces tâches, ils puissent trouver du travail en Auvergne et aussi dans les régions où ils vont déjà faire les vendanges, comme en Champagne. » Patrick explique : « Chacun de nous ne peut pas les faire travailler beaucoup, mais aujourd’hui il leur est possible, en enchaînant les employeurs, de travailler jusqu’à un mi-temps. Et puis ils sont autonomes : je ne suis jamais “sur eux”, ils comptent leurs heures eux-mêmes. Quand on travaille dans le respect des deux côtés, c’est gagné… » Récemment, un viticulteur de Saint-Maurice sur Allier, Guy Vindiollet, a lui aussi fait appel à leurs services.

1.GB, Allemagne, Espagne, USA, Japon…

Date de création : 04/10/2014 @ 16:03
Dernière modification : 04/10/2014 @ 16:03
Catégorie : Quoi de neuf ?
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