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Quoi de neuf ? - Ceux qui veulent rester


Ceux qui veulent rester

Un toit c'est un droit
Roméo et Clark sont pères de famille. Ils ont laissé la Roumanie, où ils n’avaient rien, pour la France où ils espèrent un minimum : emploi, logement et une école pour leurs enfants.

Pourquoi tenter leur chance en France ? Roméo et Clark répondent qu’ « il n’y avait rien en Roumanie. Pas de travail, pas de maison, la misère partout. Le pays s’effondre.  » Roméo, 44 ans, ouvrier du BTP, ouvre ses mains pour souligner l’absence de tout. D’espoir surtout. Sur le lit de sa petite chambre dorment ses deux enfants de 3 et un an, sous le regard de son épouse. Une année passée en France sans l’ombre d’une perspective. Clark, lui, a déjà passé six ans ici. « Nos parents ne pouvaient pas tous nous nourrir, j’ai décidé de quitter le pays. J’avais 18 ans et je ne savais rien en arrivant. » Repoussé à l’embauche, parce qu’il n’a pas de titre de séjour durable (qui ne lui sera pas délivré sans promesse d’embauche, inlassable rengaine…), sans ressource, il a fait un peu de “black” dans le bâtiment, élagué des arbres, et mendié : « Quand on le fait, c’est pour n’avoir pas à voler. On ne veut pas de ça » explique-t-il. Menuisier de formation, père d’une fillette, il parle désormais un bon français et semble avoir “vocation” à rester.

Roumains et Bulgares subissent les effets d’une réglementation limitative qui exige des revenus minimum pour prétendre à s’installer en France. Or nombre d’entre eux quittent leur pays parce qu’ils n’ont plus rien. L’entrée de leurs pays dans l’Espace Schengen au 1er janvier 2014 pourrait leur donner accès aux mêmes droits que tous les autres Européens (travail, RSA le cas échéant, APL...), mais la route est encore longue…

Roméo et Clark ne demandent qu’une chose : « travailler, avoir un toit et une école pour nos enfants. » Ils insistent d’abord sur celle-ci, évidence qui n’effleure guère les esprits de ceux qui les pointent du doigt. « Le racisme et les préjugés, je les ressens chaque jour, dans toutes mes démarches », poursuit Clark.

Pourtant, rien ne semble vraiment les décourager. « Nous avons des amis ici, des Français qui nous aident et nous comprennent. Pourquoi repartir là où il n’y a plus rien ? » Ils insistent pour remercier V. qui les a beaucoup aidés, et le collectif qui les soutient depuis longtemps. Lors de notre rencontre, il ne leur restait qu’une semaine avant de devoir quitter les lieux fournis par la ville.

Sébastien Juillard


Date de création : 17/11/2013 @ 14:41
Dernière modification : 17/11/2013 @ 14:41
Catégorie : Quoi de neuf ?
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