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Quoi de neuf ? - L’ANEF franchit les turbulences


L’ANEF franchit les turbulences

ANEF va mieux. Après le trou d’air médiatique de la rentrée, l’association qui gère le 115 a retrouvé un peu de sérénité. Sa décision, début septembre, de ne plus assurer l’avance des frais d’hôtel dans le cadre du logement d’urgence a été jugée par son propre directeur, Gilles Loubier, comme « antinomique, forcément difficile ». Parce que, insiste-t-il pour souligner le paradoxe, la tâche de l’ANEF est d’abord « de protéger ces gens qui n’ont pas de toit ». Un choix qui n’en est pas un mais qui a été « rendu nécessaire par la situation de nos employés ».

L’État à l’amende

Avec 2,3 millions d’euros consacrés annuellement à l’hébergement hôtelier, l’ANEF s’est retrouvée dans le rouge lorsqu’il s’est avéré que l’État ne rembourserait pas l’association au-delà de 300 000 euros. Un trou dans la caisse qui menaçait directement le versement des salaires de ses 110 employés. « Nous avons envisagé toutes les solutions, mais en vain. Tout le monde a été prévenu », affirme Gilles Loubier, qui ne manque pas de rappeler que l’État n’ignorait rien des difficultés de l’association, et ce depuis longtemps. « Ce n’est pas un défaut de gestion de notre part, mais un problème de trésorerie dont l’État est responsable puisqu’il n’a pas tenu ses engagements. »

Mauvaises solutions, mauvais combats

Aujourd’hui, l’État et le Conseil général mettent directement la main au porte-monnaie, et l’ANEF est revenu à sa mission première d’assistance, par le biais du 115. Cette crise démontre à quel point les solutions en place actuellement ne sont qu’un pis-aller. « Le logement hôtelier est une alternative bien trop coûteuse » reconnaît Gilles Loubier avant d’évoquer la possibilité de travailler avec des propriétaires motivés. « On doit pouvoir les mobiliser et travailler sur de petits lots de 30 à 40 logements, à moyen et long terme. » Une possibilité qui n’est pourtant pas à l’ordre du jour en pleine sortie de crise.

Face à la marée médiatique nationale et aux inévitables récupérations politiques qui s’en sont suivies, Gilles Loubier martèle encore et encore qu’il s’agit là d’un vrai problème de logement d’urgence et non une nouvelle controverse sur l’immigration. « Une femme battue qui nous appelle pour trouver un toit aurait rencontré les mêmes difficultés qu’un demandeur d’asile. C’est la même chose pour tous, Français ou étrangers. »

Sébastien Juillard


Date de création : 17/11/2013 @ 14:38
Dernière modification : 17/11/2013 @ 14:38
Catégorie : Quoi de neuf ?
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