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Ailleurs - Grigny - Lyon - Une fanzinothèque associative


Au Cri de l’encre, à Lyon

Une fanzinothèque associative

Microcosme éditorial fertile, le fanzinat a aujourd’hui des espaces dédiés. L’association lyonnaise Le Cri de l’encre met en avant ces publications imprimées amatrices, représentatives de la contre-culture.

fanzine
Véritable “OVNI”, le fanzine témoigne de la persistance d’un univers de création apparu au début des années 1930 aux États-unis, dans le milieu de la science-fiction. Il a rapidement essaimé dans la culture populaire avec le rock, le mouvement punk et les milieux contestataires notamment. Objet-livre libertaire, délesté des contraintes de format ou de contenu, son fond a toujours pris le pas sur sa forme, parce qu’il a toujours été convenu pour ses créateurs de « faire primer le message ».

Réalisé avec des moyens souvent minimaux, le fanzine s’élabore sans éditeur, sans imprimeur ni diffuseur. Aléatoire dans sa périodicité, tiré à peu d’exemplaires (quelques centaines au plus), distribué gratuitement ou à prix modique, reproductible à l’envi, le fanzine est en outre objet fragile. Dans un milieu hétérogène en termes de conceptualisation et de fabrication, le fanzine va du cahier à agrafes aux beaux-livres graphiquement léchés. C’est à la fois pour mieux le faire connaître du grand public et pour lui assurer une pérennité que l’association Le Cri de l’encre s’est constituée en 2011, sous l’impulsion de Virginie, alias Madame Lapin. « Nous voulons sortir le fanzine du cercle des initiés, librairies et disquaires spécialisés, salons ou événements consacrés à la micro-édition. Faire vivre ces livres qui ne ressemblent pas aux autres » précise-t-elle d’emblée.

Sortir du ghetto

Pour cela, il fallait constituer un fonds qui alimente les stands lors des salons et propose des titres aux lecteurs. Cette fanzinothèque, d’abord cantonnée à un local, est itinérante depuis juillet. « J’ai eu envie de faire vivre le projet autrement, hors les murs. A la boutique, ce sont toujours les mêmes gens qui viennent. Je veux maintenant amener les fanzines vers un autre public. » Forte de 800 à 900 titres dont la numérisation va bientôt débuter, la fanzinothèque se mêle désormais à la foule de quelques grands événements culturels, comme la Biennale internationale d’art hors les normes de Lyon ou les Rencontres du livre d’artiste de Lausanne. « Les gens qui ne connaissent pas sont souvent frappés par le côté « trash », qui va de pair avec cette liberté totale ».

fanzine
Le nomadisme est pour Virginie un moyen « d’ouvrir des portes au Cri de l’encre ». Les rencontres et les échanges avec de fortes personnalités nourrissent le projet et alimentent la fanzinothèque. Virginie apprécie ce fonctionnement « en circuit court, un peu comme les Amap », qui va du créateur au conservateur sans s’embarrasser d’intermédiaires. Passée de la librairie (en contrat aidé) à ce monde-là parce qu’elle avait envie de bouger, et de porter des projets qui n’avaient pas nécessairement de liens avec la micro-édition, Virginie aspire également à retourner à la création graphique dont elle est issue. Parce que vivre du fanzine est impossible. « C’est un tout petit secteur économique, qui fait que certains de ses acteurs adoptent un mode de vie alternatif : un peu de RSA, un peu de vente et un peu de black », concède-t-elle. D’autres conjuguent ainsi passion et boulots alimentaires, se regroupent en collectif. Le fanzinat, plus que jamais, témoigne de l’état d’esprit propre à la contreculture. Do It Yourself !

www.lecridelencre.com, courriel

Sébastien Juillard


Date de création : 17/11/2013 @ 14:32
Dernière modification : 17/11/2013 @ 14:33
Catégorie : Ailleurs - Grigny - Lyon
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