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Créactif - Oser l’osier, c’est Dominique !


Oser l’osier, c’est Dominique !

Vannier

Pour un quadragénaire à l’allure rasta, mégot au bec, tressant, en plein milieu d’un rond-point, des champignons en osier de 2,50 m, c’est assez étonnant de se voir féliciter par la gendarmerie nationale.

Spécialisé dans le gigantisme, Dominique Arrault est ce vannier aux longues dreadlocks blondes. « Je peux recouvrir un
Vannier
immeuble entier d’osier vivant » assure t-il. « En ce moment, je suis sur un énorme dragon qui accompagnera des musiciens pour un spectacle filmé et j’ai en projet une demi-yourte adaptée à un camion aménagé. » De la demande des particuliers aux besoins des municipalités, Dominique exploite le plus largement les possibilités qu’offre l’osier : décoration personnalisée, murs végétaux, soutiens de berge… jusqu’à la réhabilitation écologique. « Pour un maire qui voudrait faire venir la nature, de la biodiversité dans la ville, c’est l’idéal. »

Osier, mode d’emploi

« Il y a la plante et la matière. » La plante c’est le saule, il en existe 370 variétés, certaines conviennent à la vannerie. La matière, c’est l’osier : « On appelle brin d’osier un scion d’un an – pas deux –, de quelques-unes des 370 variétés du saule, dont le salix viminalis et salix fragilis », précise Dominique. Triés par taille, chaque souche de saule procurant des scions de 0,6 à 3 m, ils sont ensuite séchés par botte. Matériau fabuleux qui se décline en une multitude de couleurs naturelles « du vert pâle au plus foncé, des marron, en voici, en voilà, tous les jaunes, des roses, des orange, des rouges, du noir et, même, un bleu métallique que je suis le seul à obtenir naturellement en Auvergne » énumère t-il. Mais, le plus intéressant à ses yeux, c’est l’osier vivant : avec ses grandes capacités d’adaptation, son utilisation semble infinie : « En faisant des boutures de décembre à mars, je les tresse et je peux faire un mur, une haie, un portail, une cabane,…et, magique, au printemps tout fleurit. »
Depuis sa rencontre avec la vannerie, il y a dix ans, l’osier ne lâche plus cet horticulteur de métier. « Au début, j’observais les autres. Puis, je me suis exercé, pendant cinq ans, après mon travail d’employé communal. » Il cherche la solution du tressage, se trompe, puis réussit et confectionne ses premiers paniers. Très vite il « chope la maladie de tout transformer en géant ». Fin 2007 il donne naissance à son entreprise “Osier Vivre” sur une envie, un besoin. « Les débuts sont durs, il faut penser à tout : comptabilité, fournitures, protéger ses idées, mais j’ai bon espoir » explique cet obstiné qui se souvient avoir tenu tête 16 ans à ses chèvres. Fort de deux statuts complémentaires, « artiste libre pour la vente de mes créations, agriculteur pour la culture de la matière » et de ses 14000 plants de saules, il sera, dans trois ans, complètement autonome « de la culture à la création », notion importante pour cet « agriculteur de cœur ».

Aujourd’hui à l’équilibre, Dominique cherche la progression. « J’ai besoin de me faire connaître au-delà de l’Auvergne », et il ne manque pas d’idées pour l’avenir. Savoir ancestral, le geste du vannier s’est un peu perdu « par manque de transmission, par égoïsme ou à défaut d’avoir trouvé la bonne personne », regrette Dominique. Il anime des ateliers en milieu hospitalier mais aussi dans les lycées professionnels. « Ça me plaît de travailler avec des gosses en décrochage scolaire qui pourront oser dire à leurs parents : j’ai réussi à faire quelque chose ». Pour qu’eux aussi puissent « osier vivre ».


Dominique Arrault, Aubiat, 2 rue des Fontaines, 63570 Auzat la Combelle,
tél. 06 81 08 06 60 ; courriel

Didier Gouvignon et Valérie Peyrac


Date de création : 16/11/2013 @ 16:07
Dernière modification : 16/11/2013 @ 16:10
Catégorie : Créactif
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