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L'insertion près de chez nous - Clash dans le bassin


Brassac-les-Mines

Clash dans le bassin

Divergence de points de vue : après dix années de partenariat entre la Communauté de communes Bassin minier montagne et l’association chargée des chantiers d’insertion sur leur territoire, les élus y ont mis fin.

Maire de Brassac-les- Mines, « une commune suffisamment “riche” et pourvue de services techniques », André Tapissier ne faisait pas souvent appel à l’atelier-chantier d’insertion (ACI) évoluant sur la “com’com” du bassin minier, dont il est le président. Il partage néanmoins l’opinion de Sylvie Jolivet, maire de Saint-Jean Saint-Gervais, et d’autres élus de communes modestes, sur les buts et les limites de ce dispositif.

Tous sont convaincus que la réussite d’un ACI dépend d’abord des qualités de son encadrant technique. Doté d’indispensables compétences professionnelles, puis d’une vraie capacité d’empathie, son profil idéal se résume par « ferme et bienveillant », selon André Tapissier. « Bien prendre en compte la fatigue physique ou psychique, et les soucis de régularité dans le travail des salariés » : cela doit permettre à l’encadrant de bien gérer ses plannings, de mener son chantier à terme et de livrer un travail de qualité.

Attention aux plus fragiles…

Aux yeux des élus, ce n’était plus le cas après le départ d’un encadrant très compétent. Cela a eu raison de l’engagement de Sylvie Jolivet. Après deux interventions insatisfaisantes sur sa commune de Saint-Jean-Saint-Gervais, elle a cessé de faire appel à l’ACI. « L’association nous disait de ne plus juger un chantier à la qualité du travail technique produit, mais à celle du travail de réinsertion des personnes. Or, selon nous, il est plus valorisant de faire un travail de qualité, y compris pour favoriser l’insertion des personnes. La divergence d’opinion a finalement mené au clash ! »

Plus globalement, Sylvie Jolivet dresse un constat plutôt amer sur le recrutement des ACI. Depuis les réformes relatives à l’emploi et au RSA mises en place en 2008, une présélection est réalisée par Pôle Emploi. Tenus d’atteindre des objectifs chiffrés de retour ultérieur sur de “vrais” emplois, les recruteurs retiennent les candidats qui en sont de moins en moins éloignés… « Il n’y a plus de place pour les plus fragiles, malades ou dépendants, déplore-t-elle. Cette évolution tend à diminuer le rôle social des ACI. » Elle améliore les statistiques de retour à l’emploi après les chantiers, « et les plus “cassés”, eux, sont orientés en ESAT ! » Où ils “prennent la place” des personnes handicapées…

Valérie Peyrac


Date de création : 16/11/2013 @ 15:51
Dernière modification : 16/11/2013 @ 15:51
Catégorie : L'insertion près de chez nous
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