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L'insertion près de chez nous - L’insertion c’est pas
de la tarte


L’insertion c’est pas de la tarte

Philippe a accepté un poste d’encadrant technique dans un chantier d’insertion. Il possédait les compétences techniques, mais n’était pas préparé à gérer une équipe de personnes abîmées par la vie.

À 42 ans, Philippe a travaillé dans les assurances, vendu des meubles, loué des motos puis passé un CAP de menuisier avant de travailler dans une agence d’architecture… En 2012, il postule à un emploi d’encadrant technique dans une importante association qui gère des chantiers d’insertion. On lui impose d’abord une “évaluation en milieu du travail” de 15 jours, à 100 kilomètres de son domicile. Puis il décroche un CDD d’un mois, plus proche de chez lui. Sa mission est de former une équipe de huit personnes à la restauration de petit patrimoine : maçonnerie, menuiserie, carrelage. Il est également chargé de la logistique : préparer le matériel, transporter l’équipe, s’assurer qu’il y ait des locaux pour manger, des sanitaires…

Regrets et amertume

Chaque matin, Philippe commence par passer en revue le paquetage de ses gars, vérifie qu’ils ont pris chaussures de sécurité et casque. Cela ne va pas de soi… « J’étais plus ou moins formé pour faire travailler des gens… motivés et capables. Mais là, j’avais du mal à les mettre au boulot et à leur faire respecter la sécurité », explique-t-il. Malgré tout, il se voit proposer un nouveau CDD, de 5 mois, qu’il accepte. Mais rapidement, les difficultés s’aggravent, et il ne parvient pas à se faire respecter. « La moitié de l’équipe était assez autonome. Les autres avaient parfois un lourd passé judiciaire, des addictions ou des problèmes “psy”. J’aurais aimé être au courant du profil des gars, pour me protéger. » Les conflits prennent une ampleur inattendue et Philippe se sent désarmé. « Je ne pouvais pas coller une baffe à un mec qui m’insultait ! »

S’il regrette le manque de soutien de sa hiérarchie, il ne nie pas sa part de responsabilité. Avoir des compétences techniques, cela ne suffisait pas pour ce poste. « Je suis arrivé vraiment naïf. Plus tu es sympa, plus ils te demandent. Tu accordes une pause café, elle dure une demi-heure. J’ai regretté d’avoir dit où j’habitais, j’ai reçu des menaces par téléphone. » Finalement, débordé par l’équipe qui a appris que son contrat ne serait pas renouvelé, il jette l’éponge et n’ira pas à son dernier jour de travail. Une expérience qui lui laisse un goût amer.

Marie de Oliveira et Christophe Grand


Date de création : 16/11/2013 @ 15:12
Dernière modification : 16/11/2013 @ 15:15
Catégorie : L'insertion près de chez nous
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Réactions à cet article



Réaction n°1 

par amella le 18/11/2013 @ 13:50

Mauvaise expérience en effet mais, de ce que je comprends, par la faute de l'employeur qui ne forme pas son personnel à ce genre de métier. On retrouve toujours la même chose: les entreprises d'insertion (très souvent associations) profitent du système et rien ne les gêne. Moralement, ils se disent "clean" MAIS, concurrence oblige, n'ont pas le courage de demander plus d'argent aux financeurs afin que leurs personnels soient correctement formés et préparés. Alors, c'est "va comme je te pousse" sur une corde tendue dans le vide et .....ça passe ou ça casse. Je continue de croire que la précarité arrange certains responsables politiques et/ou associatifs car en durant, elle les maintient dans leurs fonctions. Donc, pourquoi mettre de l'efficacité et endiguer ce fléau? Ils ne vont pas se tirer une balle dans le pied tout de même! Que de dégâts et d'argent gaspillé! Triste, triste.
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