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L'insertion près de chez nous - « La façon dont on
te parle… »


« La façon dont on te parle… »

Petits boulots ou contrats aidés, Cédric a beaucoup donné… et après ?

Peine sans fin

La formation est censée être l’atout n°1 pour l’insertion… Cédric avait peut-être trouvé l’issue à sa précarité : suivi par le PLIE, il faisait des stages en vue d’entrer en formation d’animateur “environnement”. Ça se passait très bien. Mais deux jours avant de partir encadrer un groupe d’ados, il apprend de sa responsable désolée que son passé judiciaire lui interdit de travailler avec des jeunes. « J’ai eu honte. Dans ma tête j’ai entendu “pédophile”. » Ça n’a pourtant rien à voir. En 1999, il a fait 4 mois de prison pour consommation de cannabis. Il effectue aujourd’hui les démarches pour effacer cette condamnation de son casier judiciaire. Il a déjà rencontré un avocat, dans le cadre de l’aide juridictionnelle, donc supposément gratuit, mais celui-ci lui a demandé 400 euros de dessous de table… Il en a trouvé un autre et ne baisse pas les bras. « Je reste persuadé qu’un jour je le créerai, l’emploi qui me convient. »
À 39 ans, Cédric a eu plusieurs contrats de travail “pas aidés” : « De l’intérim, ou bien comme artiste, sur scène ou dans des ateliers d’écriture. » Et aussi trois contrats aidés : un CES de soigneur animalier à la SPA, un CUI-CAE en menuiserie aux Ateliers du Cœur, puis un CDDI à Envie MO à réparer de l’équipement électro-ménager.

« Le pire, c’est la question permanente : comment je fais quand ça s’arrête, sans diplôme, sans autre perspective ? Ce sont des “boulots-frigo”, juste pour le remplir… Et tu es pris pour un « cas soc’ », même dans la façon dont on te parle, pas normalement, comme si tu étais “mou du bulbe”… On est de la main-d’œuvre bon marché, pour qu’une entreprise fonctionne à coûts très faibles. Pourtant, après un temps d’apprentissage, on progresse, on atteint un rythme de travail, comme n’importe qui. Mais ça n’est pas reconnu, on reste payé au minimum. »

En racontant ces expériences, Cédric afffine son bilan. « Les soins aux animaux, ça me motivait et j’ai appris des choses, mais le plus souvent, il fallait les euthanasier… En menuiserie, c’était terrible : le peu de travail à faire, de l’assemblage, n’avait aucun intérêt, je n’ai rien appris ; j’ai arrêté au bout de 8 mois. Sur l’électro-ménager, c’est différent, il y a une vraie progression. Au début j’ai appris à maîtriser les lave-linge, six mois plus tard j’étais OK sur les frigos… Et puis c’était un plein temps ! Côté salaire, ça fait quand même du bien. Mais après ? » Il a pourtant un projet qui lui tient à cœur : créer et animer un lieu de sensibilisation à l’environnement. Mais le temps file…

Denis Couderc


Date de création : 16/11/2013 @ 14:46
Dernière modification : 16/11/2013 @ 14:58
Catégorie : L'insertion près de chez nous
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