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L'insertion près de chez nous - Le coup de gueule
de Smack


Le coup de gueule de Smack

Des Travaux d’utilité collective (TUC) aux contrats d’avenir (CA), en passant par les contrats emploi solidarité (CES), Smack est un véritable vétéran des contrats d’insertion.

Smack
« Déjà, ça a mal commencé. J’étais sans un sou à moins de 25 ans  », se souvient ce quadragénaire. Il cherche ardemment un travail et accepte un contrat aidé à Actif 63, « association qui se glorifiait d’aider les pauvres. Sans contrat de travail signé, qu’on a voulu m’antidater trois mois plus tard, je me suis retrouvé bûcheron, une tronçonneuse à la main et démerde-toi ! » Si les plus fragiles, « par exemple les sortants de prison », se taisent, lui dénonce les conditions de travail : « Heures supplémentaires non payées, mépris de la sécurité, irrespect, on nous traitait de fainéants… » Ce qui l’amène à déclencher une grève. Au regard de la « fin scandaleuse » de l’activité de l’association, « je m’estime heureux d’avoir eu autant de “trappe” pour me défendre », conclut-il.

Autre déboire, son emploi dans une maison de retraite. Le bon accueil des collègues ne compense pas les failles de l’employeur. « C’est un boulot dur, parfois face à des gens en fin de vie, on m’a largué sans formation au milieu des malades d’Alzheimer. » À la fin du contrat aidé, il rempile de CDD en remplacements au débotté, de jour comme de nuit pendant un an. Le CDI qu’on lui fait miroiter ne viendra jamais.

Des déboires et des amis aussi

Mais quelquefois, « ça s’est très bien passé ». La crèche des Petites canailles reconduit plusieurs fois son CES : « Un de mes meilleurs boulots, j’ai adoré bosser avec les gamins. On participait à l’organisation, notre avis était écouté sans aucune discrimination. » Ou encore son dernier CA à la Fédération sportive et gymnique du travail : « On me laissait prendre des initiatives, trouver des sponsors, négocier avec des radios. L’ouverture sociale est immense : pas sportif, j’y ai connu des gens intéressants que je n’aurais jamais rencontrés, devenus parfois des amis. ». Pour lui, l’alternative est tranchée : « On est considéré soit, trop souvent, comme un assisté, un inculte ou un imbécile, soit, quand on a la chance de tomber sur des gens respectueux et qui ont des valeurs, comme n’importe qui d’autre… » Et l’insertion alors ? « Ce mot marginalise les gens sans qu’ils n’aient rien demandé. Je n’ai pas besoin d’insertion, ni de contrat aidé, j’ai juste besoin d’un boulot, lâche-t-il avec humour : actuellement, je m’aide tout seul » !

Didier Gouvignon et Valérie Peyrac


Date de création : 16/11/2013 @ 12:53
Dernière modification : 12/12/2013 @ 20:03
Catégorie : L'insertion près de chez nous
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