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Ailleurs - Le Lot - Le ciel noir leur est tombé sur la tête


Astronomie

Le ciel noir leur est tombé sur la tête

À Gigouzac, on sait depuis plus de dix ans que le ciel nocturne est un des plus beaux du monde.

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En 2002, un article du magazine Ciel et espace révèle que la région de Cahors, dans le Lot, est un “triangle noir”, vide de toute pollution lumineuse et donc très adapté à la contemplation des étoiles. L’événement est de taille dans le microcosme des astronomes amateurs : « La télé est venue », se souvient Philippe Canceil, membre du club de Gigouzac. « En réalité, c’est loin d’être le seul en France mais c’est un bon ciel. Pour nous, seule association du département, ça a été très fort », raconte-t-il. Avec Jean Ripert et Bernard Déleris, tous sont membres du club créé en 1986 par Daniel Chottin, un passionné de plongée et d’étoiles de mer, « et par suite d’étoiles de l’air ». La trentaine de membres, de 8 à 62 ans, vient ici observer le ciel, faire des photos ou se réunir. « Nous recevons également du public, notamment des classes. »

« Nous faisons les initiations en observant le ciel à l’œil nu, en distinguant ainsi une grande variété d’objets : étoiles, constellations, voie lactée et satellites de passage, comme la station orbitale ISS, plus brillante que Vénus. Pour les novices, c’est déjà une bonne approche du décryptage céleste. » Avec le télescope, on distingue les nébuleuses, les galaxies, les amas ouverts ou globulaires, Jupiter et ses quatre satellites, ainsi que la lune dont « les cratères surprennent toujours ».

Il suffirait d’éteindre

Dans un pré, le petit local de 30 m2 est couvert d’un côté par une coupole de 3 mètres de diamètre, abritant le premier télescope construit “maison” en un été. La coupole s’ouvre et tourne, compensant ainsi la rotation de la terre. Une petite extension sans toit accueille un second télescope plus perfectionné, de 35 cm de diamètre. Sa monture motorisée suit la course des étoiles ; l’installation a donné lieu à une réunion et des conférences d’astrophysiciens toulousains. « L’affluence nous a surpris, jusqu’à 80 ou 100 personnes », se félicitent les astronomes.

La soudaine médiatisation du “triangle noir” a sensibilisé le public aux problèmes de pollution lumineuse : le ciel noir est considéré désormais comme un patrimoine. Ainsi, le Parc naturel régional des Causses du Quercy informe les communes de l’intérêt d’éclairer de façon modérée, avec des luminaires tournés vers le sol, d’une puissance adaptée et avec extinction en deuxième partie de la nuit. « On a organisé trois rencontres d’astronomes amateurs, soit une centaine de personnes de France ou d’Europe du nord, qui ont confirmé que notre ciel est très bon. Pourtant, depuis dix ans, les villes de Cahors et Figeac sont de plus en plus éclairées : dans les centres commerciaux, sur les boulevards… La zone perd de sa qualité. »

On mesure mieux l’impact de la pollution lumineuse sur la biodiversité. « Quand on sur-éclaire un village, souligne Philippe, on joue à l’apprenti-sorcier. Après les insecticides, c’est la deuxième cause de mortalité des papillons nocturnes. Or ils sont le principal pollinisateur après les abeilles. » Cette pollution est pourtant la plus simple à régler : il suffit d’éteindre.

« Devant un ciel étoilé, l’homme peut relativiser sa place dans l’univers, cela nous révèle quelque chose de nous-mêmes. Les deux tiers des enfants n’ont jamais vu la voie lactée », se désole Philippe à qui un Parisien a dit un jour : « Pour moi, les étoiles n’existent pas.»

B.C. et Ch.G.

Observatoire Daniel Chottin, Les Crozes, 46150 Gigouzac

Date de création : 15/02/2013 @ 09:47
Dernière modification : 15/02/2013 @ 09:47
Catégorie : Ailleurs - Le Lot
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