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La nuit... - Balade de nuit : la marche Thiers-Roanne


Balade de nuit : la marche Thiers-Roanne

Si vous ne savez pas quoi faire chaque premier dimanche de décembre, le groupe des montagnards roannais organise une marche de nuit. Chaque année le parcours va dans un sens différent, Thiers-Roanne ou Roanne-Thiers. Le 1er décembre 2012, départ à minuit de Thiers. Plusieurs parcours sont proposés : 16 km, 32 km, 40 km et enfin les 57 km que le journal Exclusif a testé pour vous. Départ de la place Saint-Exupéry à Thiers. En arrivant à 23 h, nous sommes surpris du nombre de cars et de voitures : le parking est plein, on se gare dans la rue.

Devant la salle Espace, une centaine de personnes absolument en forme discute, c’est la fête. À partir de ce moment, on oublie le temps. Nous jouons des coudes pour entrer dans la salle remplie de randonneurs assis par grappes ; calmes et décontractés, ils économisent leurs forces, certains semblent dormir. Nous récupérons nos feuilles de route auprès d’un bénévole “hyperspeed”. Depuis l’estrade, un organisateur annonce au micro qu’un participant est âgé de 84 ans, qu’une marcheuse vient d’Allemagne, qu’une autre arrive de Dijon à vélo, qu’il y a aussi un aveugle, et l’assistance applaudit. J’ai chaud, je me suis habillée pour chasser sur la banquise, pas pour piétiner dans une salle hyperchauffée ; je sors, dehors beaucoup se prennent en photo, téléphonent, s’envoient des sms.

Ma descente au Canada

Avant le départ, nous devons faire tamponner les feuilles de route ; on s’approche d’un agglomérat de marcheurs d’où surgit un tampon encreur, une bénévole tamponne à tour de bras. J’entends «  Mettez-vous là pour la photo » : sur le mur au-dessus de la ligne de départ, un photographe du quotidien régional est à l’affût, prêt à immortaliser le départ de cette 87e édition de la marche. On démarre, consigne : suivre le panonceau GMR (grande marche roannaise ?). Tout le monde papote comme un groupe d’enfants sur le chemin de la cantine. Puis des participants commencent à doubler les autres en courant. À la sortie de Thiers, toutes les lampes frontales s’allument : en levant la tête, on voit se dérouler dans la côte un étrange ver luisant long d’une centaine de mètres.

Il y a des marcheurs avec bâtons, de nombreux groupes de 4 ou 5 personnes et plus. Vers 1 h 45, nous atteignons le premier des points de ravitaillement qui s’échelonneront toutes les 2 h 30 de marche à peu près : nous serons amplement abreuvés et nourris tout au long du parcours. De mininéons verts fluo balisent la route à suivre. Après la halte, un marcheur allume une cigarette et me dit en même temps que nous entamons une longue montée, la partie la plus difficile du parcours ; effectivement, dans le dernier kilomètre j’ai du mal à reprendre mon souffle. Enfin à 936 m d’altitude, le col de Saint Thomas ! J’ai du mal à y croire, il est 5 h 45, le ravitaillement et un grand feu nous attendent, il neige ; le ballet des navettes pleines d’abandonneurs s’intensifie. Après la neige, le grésil qui nous gifle à l’horizontal ; puis, parfois, de la descente monte un air glacial en plein visage. Mais le paysage est magnifique, avec une longue descente sous la neige : on se croirait au Canada et les endorphines ont envahi mon cerveau ; à partir de là je n’arrêterai plus de sourire.

Déçus, moulus, heureux…

L'homme-balai
Le premier marcheur est arrivé à 5 h 11 à Roanne. Nous avons effectué 32 km en 8 heures , et pendant les 7 restants nous serons en compagnie de “l’homme-balai” qui ferme la marche, Bernard Buisson, ainsi que d’Alain Perez, un marcheur chevronné. Ils m’apprennent à marcher avec des bâtons et à mieux gérer mon souffle dans les longues montées. Alain et Bernard sont formidables, détendus et souriants, ils nous racontent des anecdotes sur les marches précédentes – par exemple un groupe d’amis qui fumaient et buvaient de l’alcool pour se donner du courage : ils ne sont pas allés loin ! Au dernier relais, à 8 km de l’arrivée, on nous informe que nous irons jusqu’à Roanne en navette, pour cause d’organisation car le dernier bus doit repartir de Roanne vers 14 h 30, – en fait, il partira à 15 h. Nous sommes déçus, nos accompagnateurs aussi, ils comptaient bien amener notre tribu jusqu’au bout. La navette s’arrête plusieurs fois pour ramasser les derniers irréductibles marcheurs. À l’arrivée, nous avons droit à un diplôme attestant que nous avons bien terminé la course. Un car nous ramène à Thiers, moulus mais heureux d’avoir fait Thiers-Roanne ! À l’année prochaine, dans l’autre sens.

Brigitte Chevrel


Date de création : 14/02/2013 @ 17:54
Dernière modification : 15/02/2013 @ 09:36
Catégorie : La nuit...
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Réactions à cet article



Réaction n°1 

par AJ le 17/04/2013 @ 19:36

BRAVO BRIGITTE POUR CET ARTICLE ET POUR LA MARCHE!
A.J.!
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