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La nuit... - La Sardine éteint la lumière !


Enseignes de magasins

La Sardine éteint la lumière !

Baguenaudeurs de tout poil qui passez dans les rues du centre clermontois à la nuit tombée, vous risquez de croiser le chemin de quatre lutteurs anti-pollution lumineuse. Sur leur passage, les enseignes des boutiques n’en finissent pas de s’éteindre…

La Sardine
Début 2012, Brice, Adam, Dim et Rosa veulent réaliser un court métrage pour une soirée de l’association Volkino, cellule clermontoise du réseau Kino1. La bande des quatre, qui doit se trouver un nom de scène pour l’occasion, se baptise pour rire “Le collectif de la Sardine”. Inspirés par la vidéo du Clan du Néon2, collectif d’extincteurs d’enseignes lumineuses, ils imaginent un personnage, “the Lightman”, qui éteindrait toutes les lumières de la ville. Les voilà partis à la recherche d’images3… La maman de Brice se retrouve dépossédée de son manche à balai, sur lequel ils fixent un crochet de cintre pour actionner l’interrupteur des boîtiers d’alimentation des enseignes, situés en façade des boutiques.

On/off, et là, humm, satisfaction ! « Un vrai plaisir, instantané : on dit stop et l’effet est immédiat, ça s’éteint. » Jubilatoire, certes, mais non dénué de sens, le geste a pour objectif l’économie d’énergie, qui, à écouter les spécialistes, repose essentiellement sur les comportements individuels : « Ok, mais faisons aussi culpabiliser les gros : moi j’éteins la lumière quand je sors de chez moi, qu’ils en fassent autant – mais qu’ils en laissent quelques-unes quand même, parce qu’on s’éclate trop ! »

Rebelles mais sensibles

Avec le centre ville pour terrain de chasse, la Sardine énumère ses belles prises : la banque jaune et bleue de la place de Jaude à l’enseigne « pas très grosse, mais longue, longue… », une enseigne de prêt-à-porter au prénom féminin « d’un rose insupportable », le fast-food cher à José Bové, éteint en plein service… « On fait aussi les parkings payants, mais on ne touche pas aux pharmacies de garde. » Le retour à l’âge des cavernes n’est pas l’objectif, ils ne veulent pas tout éteindre et surtout pas le sapin de Noël, « oh non, il fait froid, c’est la crise, il met du baume au cœur et des étoiles dans les yeux » : la Sardine a gardé une âme d’enfant !

Les risques sont minimes – confiscation du matériel –, d’ailleurs Brice s’est fait davantage engueuler par sa mère pour le manche à balai familial que par les policiers qui l’ont saisi. Mais la vigilance s’impose : « On intervient sur le domaine privé sans l’autorisation des propriétaires. En même temps, si on la leur demande… »

La Sardine agit n’importe quand, ensemble ou séparément, en rentrant le soir parfois : « Ça me prend, je saute, ça s’éteint et je suis content ! Les passants aussi, d’ailleurs on le recommande à tout le monde : c’est tellement facile et marrant, ça vaut le coup d’essayer. » Même s’ils se sentent proches des mouvements alternatifs, ils n’appartiennent à aucun parti. Une indépendance « nécessaire et revendiquée », pour eux qui ne se sont « jamais pris au sérieux : on fait ça entre copains parce que ça nous amuse, mais ça correspond à nos valeurs individuelles et c’est d’autant mieux. »

Rarement hostiles, les “victimes” comprennent plutôt leur démarche, certaines sont même prêtes à en discuter et encouragent le collectif à se faire connaître. Pourquoi pas par un tract d’explication ? La Sardine se dit partante…

V.P.

1. Né en 1999 à Montréal, Kino est un mouvement de production libre et indépendante de courts métrages faits par tous pour tous et avec peu de moyens. Devise : “Faire bien avec rien, faire mieux avec peu et le faire maintenant”, à voir sur www.planetekino.com
2. À voir sur le blog clanduneon.over-blog.com
3.

Date de création : 14/02/2013 @ 16:45
Dernière modification : 15/02/2013 @ 09:37
Catégorie : La nuit...
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