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La nuit... - « La vie a besoin de la nuit »


Protection du ciel

« La vie a besoin de la nuit »

L’association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturnes alerte citoyens et décideurs : l’éclairage artificiel, pléthorique ou surpuissant, mal conçu, allumé toute la nuit, engendre une pollution lumineuse qui affecte la flore, les bêtes et l’homme.

Montaigut
Trois mille, c’est le nombre d’étoiles visibles à l’œil nu… en l’absence de pollution lumineuse. À Clermont, ce nombre tombe à… 15. Depuis le fond des âges, l’homme contemple l’incommensurable paysage du ciel étoilé, fenêtre sur l’univers, source de questionnements fondamentaux et d’émerveillement. Aujourd’hui, « bien des jeunes ignorent ce qu’est la Voie lactée ; en 50 ans, nous avons perdu le contact avec la nature nocturne », se désole Daniel Rousset, responsable départemental de l’association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturnes (ANPCEN) et astronome amateur. S’il déplore le gâchis qui, en éclairant le ciel, éteint les étoiles et fait flamber les factures d’électricité, il s’alarme aussi, avec les biologistes de l’association, des effets de la lumière artificielle sur la flore et la faune – celle-ci comptant plus d’espèces nocturnes que diurnes.

Écosystèmes et pollution lumineuse

Charte et concours de sobriété

Dans la consommation énergétique des communes, la part moyenne de l’éclairage public représente 23%. En rejoignant la charte de l’ANPCEN, une commune s’engage notamment à s’équiper en lampes à haut rendement énergétique, les moins perturbantes possible pour l’homme et les écosystèmes, à ne pas illuminer les sites naturels, à éclairer vers le sol, à privilégier la signalisation passive avec des matériaux réfléchissants… Dans le département, 118 d’entre elles, soit 25 % de la population, ont déjà choisi l’extinction partielle ou totale de l’éclairage public en milieu de nuit. En 2011, Loubeyrat, Ris, Le Cheix-sur-Morge, Montmorin et Pérignat-ès-Allier ont obtenu un label certifiant leurs progrès en la matière, à l’issue du concours “Villes et villages étoilés” de l’ANPCEN.
V. P., H.L.

Voir les étoiles dans le Puy-de-Dôme

Les astronomes sont les premiers à constater la pollution lumineuse : quand le clocher de l’église de Châtel-Guyon s’illumine, Daniel Rousset voit disparaître la moitié des étoiles de “son” ciel ! Le responsable de l’ANPCEN est l’un des nombreux et actifs astronomes amateurs auvergnats – 8 clubs dans le seul Puy-de-Dôme. Tous sont regroupés dans le collectif d’astronomie de la région Auvergne (CARA), qui organise du 26 au 28 septembre les deuxièmes Nuits étoilées d’Auvergne, sur le site de Vulcania : trois jours et trois nuits de conférences, d’observations, de rencontres, avec un concours de poésie et même un contact radio avec la station spatiale internationale – car les astronomes sont aussi amateurs de conquête spatiale !
C.D.
La nuit électrifiée tue les insectes par milliards. Ils s’épuisent à tourner autour des points lumineux qui les attirent, deviennent la proie de prédateurs adaptés à la lumière ou se dispersent pour la fuir, morcelant et fragilisant ainsi leurs colonies. Chez les oiseaux, deux tiers des migrations se font la nuit, avec les étoiles pour repère principal. L’éclairage artificiel les désoriente, ils perdent leur énergie et hypothèquent leur survie. Chez les mammifères, nocturnes pour la moitié, l’éclairage artificiel troublerait la sécrétion de la mélatonine, “hormone du sommeil”, sécrétée dans le noir, qui contrôle les rythmes circadiens et saisonniers. Son rôle est par ailleurs essentiel dans le métabolisme humain. Quant aux espèces végétales, Daniel Rousset cite l’exemple de « deux tilleuls plusieurs fois centenaires, l’un à Olby, non éclairé, l’autre à Saint-Simon : illuminé par un projecteur, il est prêt à crever », car il ne dort plus, poursuit sa photosynthèse et s’épuise, tandis que ses hôtes disparaissent par centaines.

La prise de conscience de ces atteintes et, plus sûrement peut-être, la flambée des coûts de l’énergie tendent peu à peu à limiter le gaspillage d’éclairage urbain alimenté par la peur du noir, la demande sécuritaire, la pression des industriels et l’ignorance de tous.

H.L. et J.F.M.

ANPCEN Puy-de-Dôme : Daniel Rousset, 04 73 86 26 18. Créée en 1995, l’ANPCEN compte 5 500 membres, dont 174 dans le Puy-de-Dôme.

Date de création : 14/02/2013 @ 16:25
Dernière modification : 15/02/2013 @ 09:37
Catégorie : La nuit...
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