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La nuit... - L’art d’éclairer


Métier : conceptrice lumière

L’art d’éclairer

Matthieu

En France, une soixantaine de concepteurs lumière exercent un métier apparu à la fin des années 1980. Sylvie Sieg, un pied dans l’Hérault et l’autre dans le Puy-de-Dôme, évoque sa passion pour la nuit.

Il y a d’abord une pièce aveugle où, gamine, Sylvie Sieg s’amuse à dessiner dans un noir d’encre des alphabets de lumière rouge avec des morceaux d’encens. Le noir complet, l’effet de la lumière sur elle lui apparaissent déjà de fascinantes questions. Durant ses études d’architecture à Nantes, son travail s’oriente, avec la clarté des évidences, vers “la ville, la nuit”. En photographiant rues, bâtiments et noctambules, elle tente de saisir le fonctionnement de la vie nocturne et le rapport extérieur/intérieur. « La ville, le jour, est un espace public assez hermétique ; on ne voit pas chez les gens. La nuit ouvre d’autres paysages et l’on peut partager un peu les intérieurs, la chaleur humaine, en fait. »

Alleuze
Fin 1995, devenue conceptrice lumière indépendante1, elle s’emploie donc à définir et exécuter la mise en lumière de bâtiments, villes, sites ruraux ou intérieurs… Au fait des principes d’éclairage, des produits, des réglementations et des budgets, elle travaille seule ou fait équipe avec des paysagistes, des architectes, des urbanistes, des plasticiens… pour améliorer le cadre de vie et le bien-être des usagers de la nuit. La lumière n’est pas alors un “plus” esthétique, mais une matière, véritable « composante de l’espace public ou de l’architecture ».

Sobriété collective, lumière pour tous

Au-delà des modes, conditionnées par l’évolution de la technologie, chaque projet est neuf. La jeune femme appréhende le lieu dans son contexte et son devenir ; elle travaille « sur la perception par l’œil de l’objet éclairé, sur les points de vue. On n’est pas des artistes, on n’a jamais carte blanche, mais si la commande est bonne, les axes de réflexion sont là » … dans la limite des budgets.

Finies les surenchères scintillantes et les cacophonies colorées, les communes ont cessé « d’en vouloir plus. Depuis cinq ou six ans, les maîtres d’ouvrage veulent communiquer sur les économies d’énergie. » La technique le permet, les budgets l’exigent. Sylvie Sieg estime travailler dans le sens de la sobriété électrique et de la limitation de la pollution lumineuse. Elle conçoit aisément qu’on éteigne telle ou telle mise en lumière à certaines périodes de l’année ou de la nuit, et sait que l’équation noir = insécurité n’est pas vérifiée. Mais elle ne défend pas l’extinction de l’éclairage dans les villages et les villes où les usages et les temps sont multiples : « La société va de plus en plus vivre en ville, le jour ET la nuit, avec une mixité de flux et d’emplois du temps… La nuit est à tout le monde ». 

H.L.

1. Ces professionnels sont regroupés au sein de l’association des concepteurs lumière et éclairagistes (ACE) : www.ace-fr.org

Date de création : 14/02/2013 @ 15:57
Dernière modification : 15/02/2013 @ 09:38
Catégorie : La nuit...
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