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Ailleurs - Voyage rétro en Xaintrie


Nostalgique de l’art de vivre au Moyen Âge, Pierre Gire nous invite à un voyage dans le temps, à la découverte du mode de vie des paysans du XVe siècle en pays de Xaintrie, à 20 km d’Argentat, en Corrèze.

Voyage rétro en Xaintrie

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Ça pourrait s’intituler “Du gâteau au râteau” : Pierre Gire se destinait à la pâtisserie quand, à 14 ans, il devient guide bénévole sur le site médiéval des Tours de Merle. Il s’intéresse de plus en plus aux fouilles archéologiques, au fur et à mesure de ses découvertes. Afin de redynamiser le site, Pierre remonte les ruines de chaumières aux pieds de la citadelle, reconstitue l’élevage d’animaux domestiques et la culture des plantes caractéristiques de cette période.

Mais les contraintes grandissantes, liées au classement du site de Merle, freinent ses initiatives. Il se sent de plus en plus à l’étroit dans son statut d’employé municipal jamais titularisé… En 2002, il se retrouve au chômage, avec l’objectif de vivre sa passion et de la partager. Il retrousse ses manches pour trouver des crédits, et réhabilite une auberge dont la revente apporte les premiers fonds.

L’urbain s’y plaît

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En 2004, il acquiert un terrain à Saint-Julien-aux-Bois, au Puy d’Arrel. Avec l’aide de son père, il construit chaumières, jardins et voiries, et son projet prend corps. Il le veut réaliste, la scénographie doit sonner juste. « Avec les animaux, on est dans le vrai ! ». Des artisans locaux fabriquent mobilier et costumes qui, précise-t-il, « ne doivent pas avoir l’air de sortir du pressing ! »

Le village ouvre ses portes en 2006, et accueille 8 000 visiteurs dans l’été. Loin de se reposer sur cet encourageant résultat, Pierre fait évoluer le village chaque année avec de nouvelles maisons, bientôt un moulin, une chapelle… Pour assurer certains investissements comme le chalet d’accueil, il sollicite des subventions auprès du département et de l’Europe. Aujourd’hui, après quelques difficultés pour recruter des guides, il s’oriente vers une nouvelle forme de visite : après la projection d’un film, chacun peut découvrir le lieu à son rythme.
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Le public est constitué à 90 % de citadins, venant de toute la France, et la meilleure publicité reste le bouche-à-oreille. Pierre travaille aussi en partenariat avec d’autres sites (Merle, mais aussi Musée de la paille et du grain, jardins de Sothys) pour proposer des programmes communs ou des week-ends découverte. Le voyage se prolonge parfois à l’auberge de Saint-Julien autour d’un repas médiéval…

Cette reconstitution attachante, empreinte de rusticité et de poésie, célèbre « une époque où l’on prenait le temps de vivre ». Elle nous questionne aussi sur le bien-fondé de la frénésie et de l’urgence d’aujourd’hui… Comme le disait un vieil oncle de Pierre : « On finira l’année comme les autres ! »

fp

Les fermes médiévales de Xaintrie, Le Puy d’Arrel, 06 87 49 34 53 ; fax. 05 55 28 31 30

Visite guidée

C’est une époque où neuf habitants sur dix vivent de la terre, où le village est le centre de la vie sociale : le XVe siècle, à visiter “en live”…

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Plongé dans la forêt qui entoure le village, le visiteur s’imprègne immédiatement de l’époque médiévale. Couleurs, odeurs, bruits, le transportent dans ce monde où la forêt abrite des ressources vitales pour l’homme, pour cuire sa nourriture, se chauffer, fabriquer ses meubles et ses outils. Châtaigniers, noisetiers, noyers et hêtres tendent leurs fruits, et à l’orée du bois, un toit de chaume apparaît. Au fur et à mesure, tout le village médiéval se dévoile et ouvre ses portes pour révéler le quotidien de nos ancêtres. La maison traditionnelle, de 15 à 30 m2, comprend une seule pièce. Les murs en granite, schiste ou basalte sont abrités par un toit descendant très bas, de façon à protéger la façade du mauvais temps. 
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À l’intérieur, l’obscurité est due aux fenêtres très étroites – seuls les notables possèdent de grandes ouvertures, frappées par un impôt spécifique. Les sols en terre battue sont dallés de petites pierres ou parfois de grands pavés de granite. Sur les murs, des niches creusées : les petites pour poser les lampes à huile, les grandes font office d’armoire. Le mobilier est composé d’un lit, une table en bois et une maie, et une échelle de meunier mène au grenier.

Le village comprend également de véritables jardins médiévaux. Vignes, plantes et arbres sont utilisés pour la table, comme les fruits des cormiers, ou parfois pour la médecine, comme les fraisiers des bois, les prunelliers… Au milieu de ces jardins dispersés se trouve le four à pain, allumé une à deux fois par mois. Tous les habitants viennent y faire cuire leurs miches, après avoir pétri la pâte dans la maie et l’avoir fait lever près d’une source de chaleur : au coin des cheminées, ou sous les couvertures du lit. Les habitants profitent de l’occasion pour y faire ensuite cuire leurs aliments.

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En contrebas se cache une fontaine : elle approvisionne tout le village en eau, que les enfants vont chercher. C’est également ici que les animaux viennent boire. L’eau est ensuite retenue dans un lavoir, où les femmes frappent et rincent le linge sur ses pierres. Elles utilisent la cendre, récupérée lors des cuissons au four à bois, comme un savon pour le nettoyer. Une grande lessive a lieu deux fois par an. Le lavoir des villages est le plus souvent géré par les familles propriétaires. Poules, oies, canards, vivent dans le village et l’animent, pendant que les troupeaux paissent dans les prés surveillés par les chiens.

M.A.


Date de création : 22/11/2009 @ 16:20
Dernière modification : 22/02/2010 @ 18:49
Catégorie : Ailleurs
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