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Rythmes de vies - Elle veille sur vous…


Oiseau de nuit

Elle veille sur vous…

Beaucoup de personnes n’aiment pas travailler la nuit, et rares sont les volontaires comme Christiane. Autrefois dans l’hôtellerie, aujourd’hui à l’hôpital, elle a toujours des horaires “bizarres”, mais ils conviennent à son rythme et sont une raison du choix de ses métiers.

Cela fait vingt-cinq ans que Christiane travaille au standard des urgences du Samu, et plus particulièrement la nuit depuis dix-huit ans – de 19 à 7 heures du matin. « Au début, j’ai commencé comme tout le monde, mais j’ai tout de suite été attirée par la nuit », explique-t-elle. « J’adore l’idée de veiller sur tout le département, et d’aller me coucher quand tout le monde se lève. Je peux travailler douze heures d’affilée, je ne suis pas fatiguée. Mais si je travaille le jour, je suis de mauvaise humeur et je dis « “bonsoir” à tout le monde, toute la journée… »

La nuit, ils sont deux ou trois “permanenciers” – leur nom officiel – à répondre aux appels d’urgence, qu’ils dirigent soit vers un médecin, soit vers les pompiers. Quand Christiane arrive au travail, elle ne sait pas ce qui l’attend - rien du tout, ou bien le “plan rouge” – mais « inconsciemment » elle s’est préparée. « Je n’ai aucune notion du stress dans mon travail. Pourtant quand une personne nous appelle, on le reçoit d’elle, ce stress, même s’il n’est pas formulé, et il doit bien retomber quand même sur notre entourage… Je garde en tête des appels depuis vingt ans, avec cette impression d’avoir “pas fait”, de n’avoir pas réussi. Et même si tu t’es donné tous les moyens pour “faire comme il faut”, tu es tout de même frustrée, » explique Christiane, qui ne supporte pas la négligence et l’indifférence.

Sur mesure…

Dans le service, qui comprend dix-huit personnes au total, l’ambiance est bonne et assez familiale. En cas d’absence d’un collègue, il y a des arrangements : il se trouve toujours quelqu’un pour le remplacer « car on ne peut pas laisser l’urgence ». La relation est d’autant plus importante la nuit. Mais aujourd’hui, Christiane ne conseillerait pas à un jeune qui débute de ne faire que des nuits : selon elle, cela a « bousillé » son horloge interne. Sans oublier la vie sociale et familiale, qui souffre aussi de ces horaires. Tout est inversé : l’alimentation par exemple, avec beaucoup de grignotage, des déjeuners toute la journée et des petits creux la nuit. Impossible d’accepter une invitation à un repas de midi – c’est l’heure de son petit déj’ –, et le week-end, elle n’est libre qu’une fois sur deux. Même problème pour les loisirs, culturels ou sportifs : les activités ont le plus souvent lieu le soir ou le week-end… quand elle travaille ! Christiane remarque aussi que les vrais copains, heureusement, s’adaptent à elle et à ses horaires, et elle conclut, avec bonne humeur : « “Presqu’ il faut” des copains sur mesure… une famille sur mesure… »

ML


Date de création : 21/11/2009 @ 17:51
Dernière modification : 22/02/2010 @ 18:52
Catégorie : Rythmes de vies
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