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Quoi de neuf ? - L’hôpital pour remplacer l’école ?


Moins d’enseignants pour les enfants handicapés

L’hôpital pour remplacer l’école ?

Sur les 33 postes de professeurs des écoles (“instits”) qui doivent être supprimés dans le département à la rentrée de septembre, un tiers l’est dans le secteur de l’Adaptation scolaire et handicap. Mais ça proteste dans ces classes pas tout à fait comme les autres…

« Tous les enfants handicapés qui ne pourront plus être scolarisés n’auront plus que l’hôpital comme perspective » : cette conséquence est inadmissible pour Hélène Arrieta, enseignante et syndicaliste1. Ce sont précisément neuf postes et demi qui seraient supprimés à la prochaine rentrée scolaire dans le secteur de l’Adaptation scolaire et handicap (ASH), c’est-à-dire dans les établissements de type IME, CMI, IMP et les hôpitaux du Puy-de-Dôme accueillant des jeunes d’âge scolaire. Des chiffres susceptibles d’évoluer, selon l’Inspection académique, d’ici la fin d’année scolaire.

L’indignation des syndicats et enseignants est d’autant plus grande que, d’après eux, les besoins augmentent. Une des raisons : la prise de conscience des parents quant à l’intérêt de scolariser leurs enfants, plutôt que de les condamner à rester dans le milieu hospitalier. Pour Hélène Arrieta, la mobilisation s’impose donc ; mais manifestation, conférence de presse, etc. restent pour l’instant sans effet. « Le recteur avait affirmé en 2010 que l’égalité des chances serait sa priorité, mais la dernière lettre que nous lui avons fait parvenir est restée sans réponse », précise Hélène.

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Son collègue Didier Pagès est l’un des cinq enseignants de l’Institut médico-éducatif (IME) de Theix, qui ont une soixantaine d’élèves handicapés, âgés de 12 à 19 ans. Leur but est de construire un parcours individualisé pour chacun de ces jeunes en tenant compte de leurs besoins particuliers, donc de leur handicap. « On a besoin d’un travail collectif qui nous permette d’offrir une palette de possibilités, à la fois sur le plan pédagogique et sur celui de la gestion de ces jeunes handicapés. Donc, on essaie d’individualiser au maximum. »

« Donner un sens à l’école »

Ce fonctionnement contraste avec celui de l’école “ordinaire” où les classes constituées restent figées tout au long de l’année. « Dans notre institut, les élèves sont effectivement en classe mais cela évolue. Tous ne sont pas en mesure de faire 24 heures par semaine. Tous n’ont pas les mêmes capacités scolaires. Certains élèves sont psychotiques, trisomiques ou affichent des troubles du comportement. La répartition de ces jeunes varie pendant la journée. Je peux m’occuper, par exemple, de trois élèves et leur faire travailler la lecture pendant une heure, au moment où mes collègues prennent en charge huit élèves chacun. C’est très mouvant. »

Didier évoque aussi l’impact négatif de la crise sur ce travail d’ASH, notamment pour trouver des stages à ces jeunes : c’est devenu un véritable parcours du combattant, en dépit de la diversité de leurs compétences. « En première année, ils découvrent tous nos ateliers : cuisine, repassage, entretien, espaces verts… Puis ils choisissent, avec notre aide, où faire des stages : en milieu ordinaire, dans des centres d’aide par le travail, des foyers occupationnels. C’est l’occasion de se préparer à la vie d’adulte, mais ces entrées vers le monde professionnel deviennent de plus en plus difficiles. » Pourtant, du haut de ses vingt ans de pratique, Didier ne baisse pas les bras. « Chaque année c’est un peu plus dur, peut-être parce que moi je prends un an de plus… Mais ça continue à me passionner. » Et il lâche avec une pointe d’humour : « Je ne sais plus bien ce que l’institution me demande aujourd’hui, mais j’ai l’impression qu’on ne me demande rien. Ou, en fin de compte, de faire en sorte que ça se passe bien… Moi, je continue de m’efforcer de donner à ces enfants un sens au fait d’aller à l’école. »

F.S. et M.B.

1. Enseignante-référente ASH, syndicat Sud Education, tél. 04 73 37 59 09

Date de création : 27/08/2011 @ 10:19
Dernière modification : 27/08/2011 @ 10:19
Catégorie : Quoi de neuf ?
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