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Rythmes de vies - Un pneu fatigant


Fernand Peronnet

Un pneu fatigant

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À la vitesse d’une Formule 1, il est passé aux USA, au Brésil, au Japon, en Espagne… Ce ne sont pas les destinations estivales d’un hyperprésident, mais les pays traversés par Fernand Peronnet, responsable jusqu’en 2005 des paquetages de pneus sur les circuits au service compétition de Michelin.

La passion automobile de Fernand fut déterminante : « J’aime les voitures depuis que je suis gamin. En rentrant de l’armée, j’ai été pris en stop par des pilotes d’essai de “la Maison”, qui conduisaient ces belles voitures que je ne pourrais jamais me payer. » Fan de Fangio, le champion argentin qu’il rencontra plus tard, Fernand réussit en 1968 à entrer au service des essais sur route de Michelin. À force de travail, il accède en 1978 au service compétition, où il va rester 33 ans. Les conditions de travail sont stressantes mais le plaisir est là : « On travaillait 15 heures par jour. Entre les essais il fallait démonter les pneus, anticiper la typologie de ceux du lendemain, etc. On se couchait parfois à minuit alors qu’on s’était levé à 7 heures du matin. Il fallait être disponible, mais on multipliait notre salaire par trois : “La Maison” récompensait à l’époque ceux qui travaillaient dur ! »

Mais la passion s’accompagne de sacrifices : « Il n’était jamais là », explique sa femme Sophie. « Pendant dix ans, je l’ai suivi dans ses déplacements, mais arrivés à un certain âge les enfants ont besoin de stabilité. » Fernand se déplace ensuite sans sa famille ; « c’est ma femme qui gérait tout, de l’administratif jusqu’aux deux enfants. J’avoue, en étant toujours sur la route, je ne les ai pas vus grandir ! » Amer constat quand la retraite arrive : on l’a préparée en s’offrant une belle maison, mais les enfants sont partis. « Il est dur de conserver tant soit peu des rapports avec la famille et les amis, quand on est continuellement en déplacement ! » Enfin, si c’était à refaire, « je le referais sans hésitation, mais avec les mêmes patrons, car ils étaient passionnés et humains avant tout ». À demi-mot, il avoue cependant : « J’emmènerais plus souvent ma femme, car c’est elle qui s’est sacrifiée. »

G.V.


Date de création : 21/11/2009 @ 17:26
Dernière modification : 22/02/2010 @ 18:54
Catégorie : Rythmes de vies
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