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Ailleurs - La flûte en chantier


La flûte en chantier

À Vallon-en-Sully, près du canal de Berry, une tente abrite le squelette d’une flûte berrichonne, longue et étroite péniche locale qui renaît dans un chantier d’insertion…

De 1810 à 1955, le canal a porté le développement du Berry. Grâce à sa gare d’eau circulaire, située dans le Cher, ce canal à trois branches était relié à toutes les voies navigables d’Europe. Pour des raisons économiques et des problèmes d’approvisionnement en eau, il fut creusé sur le modèle des étroits canaux anglais. Il se trouve être ainsi, en largeur, le plus petit canal navigable de France. Sur son tracé, il égrenait un patrimoine spécifique d’écluses, de ponts-levis en bois (il en existait 73), de ponts-canaux, de maisons éclusières… et de flûtes. Cette mémoire, le Centre permanent d’initiatives pour l’environnement du Pays de Tronçais (CPIE) s’emploie à la réveiller depuis une douzaine d’années, soutenu aujourd’hui par des partenaires financiers.

Flûte, que de défis à relever !

flute2
En 1999, l’exploitation touristique du canal a commencé par le défrichement par un premier chantier d’insertion d’une portion comblée. En 2000 et 2003, l’achat de bateaux électriques pour naviguer sur le bief de Vallon a emporté l’adhésion des touristes et révélé l’attachement de la population à son canal. C’est encore un chantier d’insertion qui, en 2003, a permis de reconstruire à l’identique le pont-levis de Davoue. « Puis il a fallu cinq ou six ans pour concevoir le projet de la péniche et trouver les fonds », se souvient Hervé Morvan, le directeur du CPIE, qui a finalement réuni plus de 100 000 euros. « Il n’y a plus de mémoire locale de la construction de cette péniche. Nous avons trouvé des plans sommaires au musée de la batellerie de Conflans-Sainte-Honorine, et un architecte les a redessinés. » Restait à trouver un chef d’équipe pour encadrer le chantier. Le CPIE l’a cherché jusqu’à Douarnenez, aux ateliers de l’Enfer, référence en matière de charpenterie de marine, mais les Bretons ont boudé l’Auvergne. Finalement, c’est un entrepreneur local qui taille les belles planches de chêne de Tronçais , ensuite assemblées sur place sous la conduite d’un charpentier venu du sud.

En plus du volet patrimonial, ce chantier a une dimension sociale. Les sept salariés en contrats aidés s’impliquent totalement ; le taux d’absentéisme est nul. Le chantier se révèle également pédagogique : « Tous les jours, de nouveaux problèmes se posent ; il faut trouver des solutions au plus près de ce qui se faisait jadis, avec les moyens d’aujourd’hui », constate Hervé Morvan. Malgré tout, les perspectives de formation qualifiante ou de retour à l’emploi stable sont bien incertaines.

Quant à la péniche, elle devrait à terme stationner près du pont-levis de Davoue et devenir un support touristique : « L’idée est d’installer des estrades sur berge, d’inviter les compagnies théâtrales locales à se produire sur le bateau. Les histoires de mariniers pourraient servir de sujet. Mais reste encore à la finir et à la mettre à l’eau… »

L.C. et H.L.

CPIE Pays de Tronçais, tél. 04 70 06 14 69,
site : www.cpie-troncais.com

flute1
Les flûtes (28 à 30 tonnes, 28,50 m de long ) -transportaient briques, sable, pierre à chaux, minerai… Elles étaient tirées par les hommes et les ânes (ânes d’Algérie, puis Grand Noir du Berry). L’âne avait son écurie au milieu de la péniche. Le marinier vivait à l’arrière, dans quelques inconfortables mètres carrés.

Date de création : 27/08/2011 @ 10:09
Dernière modification : 27/08/2011 @ 14:29
Catégorie : Ailleurs
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Réactions à cet article



Réaction n°1 

par Charles le 13/05/2014 @ 14:48

Eh non, le canal de Berry n'est pas le plus étroit canal navigable de France. Ce record est détenu par la Rigole de l'Arroux, entre Gueugnon et Digoin. Ses deux écluses sont au même gabarit que le canal de Berry, mais sa largeur au miroir (la surface) n'est que de 7 m, alors qu'elle atteint presque 10 m pour le canal de Berry. Mais il y eut encore plus étroit : la Rigole de Torcy, qui fut navigable pour des petits bateaux de 6 m sur 2 de la fin du XVIIIe siècle jusque vers 1840, date à laquelle elle fut supplantée par le chemin de fer. Elle alimente encore le canal du Centre.Voir : http://projetbabel.org/fluvial/rica_a-accueil.htm.
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