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Ailleurs - Se soigner en famille d’accueil


Se soigner en famille d’accueil

jclardy
À Ainay-le-Château (Allier), 220 familles accueillent 350 patients atteints de maladies mentales. Dans un rayon de 30 km autour du Centre hospitalier spécialisé, elles perpétuent une tradition séculaire et intègrent un projet thérapeutique centré sur le malade. Christiane pousse la porte des trois chambres individuelles destinées à ses hôtes malades. C’est toute une aile de sa maison qu’elle a aménagée pour les associer à sa famille, tout en veillant au respect mutuel de la vie privée. « Je fais cela depuis 1981 », explique-t-elle. « Ma belle-mère avait déjà des “accueillis”. »

Elle se souvient de ses débuts. Un de ses premiers hôtes lui faisait peur. Puis les trois enfants ont grandi avec les patients qui, pour certains, ont donné le biberon ou aidé aux devoirs. Car le patient fait partie de la famille. Il partage ses repas et ses fêtes, autant de marqueurs du temps. Christiane veille aussi à la prise des médicaments, à l’hygiène, à l’alimentation (de nombreux patients suivent un régime spécifique), aux activités, à la gestion de l’argent et aux rapports avec les familles naturelles. Un but : la resocialisation du patient. « Il ne faut pas essayer de se dépasser soi-même, au risque de rompre l’équilibre familial, mais il faut de la disponibilité, du cœur. » Elle a accueilli plus de 50 personnes, mais n’est pas seule dans cet engagement.

Des améliorations réelles

Si de nombreux centres hospitaliers spécialisés (CHS) ont ajouté l’accueil familial thérapeutique (AFT) à leur activité, celui d’Ainay se distingue par sa pratique plus que centenaire, riche de toutes les évolutions. On reconnaît nationalement la qualité de sa planification des soins et sa capacité à mobiliser un grand nombre d’accueillants. « Nous avons 3 à 4 candidatures pour un agrément », précise Jean-Claude Lardy qui dirige le CHS depuis près de vingt ans. Avec une équipe pluridisciplinaire, il veille à la qualité de l’accueil : motivations, offre hôtelière, qualités humaines, tout est considéré. Dans chaque famille retenue, une personne reçoit un salaire et une formation relative aux médicaments, aux gestes d’urgence, à la douleur, à la bien-traitance… Grâce au carnet de liaison, aux échanges avec d’autres familles et avec les médecin, infirmier référent, pharmacien, diététicien, ergothérapeute, etc., l’accueillant collabore activement à la réadaptation du patient.

Ils viennent de toute la France, ces adultes, hommes ou femmes, pour lesquels une consultation psychiatrique détermine si l’AFT peut être la meilleure prise en charge. Sont exclues les personnes hospitalisées sous contrainte et celles présentant un handicap mental ou physique trop lourd, voire un comportement potentiellement dangereux. L’accord du patient est indispensable. Dans l’offre d’accueil, l’équipe cherche alors le “profil familial” le plus adéquat.

Le nombre minime de litiges entre patients et accueillants, le faible “turn over” des familles d’accueil, la tolérance de la population sont des indices de satisfaction. S’il ne faut pas espérer qu’un malade accède à l’autonomie quotidienne, les améliorations sont toujours présentes et quelques accueillis trouvent une formation ou un travail en ESAT1. Un souci taraude cependant Jean-Claude Lardy : le manque de psychiatres, le bassin de Montluçon devenant un désert médical. Dans le cadre d’une convention, le professeur Petitjean, psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne, à Paris, est chargé d’étudier, avec Ainay, des solutions… d’urgence !

H.L.

1. Établissements et services d’aide par le travail (ex-CAT).

Date de création : 27/08/2011 @ 09:36
Dernière modification : 27/08/2011 @ 09:36
Catégorie : Ailleurs
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