Présentation
Contact
Association Exclusif
ou
Journal Exclusif :
3, rue de la Treille,
63000 Clermont-Ferrand

Courriel du journal
Courriel de l'association
Version mobile
Exclusif sur Facebook

GuppYTop


qrexclu.png
Lettre d'information
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
S'abonner
Se désabonner
122 Abonnés
Webmaster - Infos
Exclusif n°46-47
Atelier d’écriture
Archives
Exclu web
On parle de nous

Interview dans Carnets de campagne, France Inter, avril 2015 :

Cimade 63

Combrailles durables

Presse-papier du CRI

Gratuité et bénévolat

Une interview du journal Exclusif sur Radio Arverne :

Reportage France 3 Auvergne

La fin [PDF – 1.3 Mo]

Droit de réponse [PDF – 960 Ko]

Courrier de la LDH [PDF – 910 Ko]

Recherche



Visites

 429404 visiteurs

 5 visiteurs en ligne

Animaux, nos amis ? - Tout n’est pas bon
dans le cochon !


Roman cochon

Tout n’est pas bon dans le cochon !

Le livre “Une vie de cochon” dénonce les pratiques terrifiantes de l’élevage industriel et ses conditions de travail. La troupe clermontoise Etc…Art en a fait une pièce de théâtre. Rencontre avec les auteures.

cochon
L’odeur est insoutenable pour les salariés, le bruit des animaux, trop nombreux, est insupportable. Les porcs sont élevés sur caillebotis, ces sols qui récupèrent leurs déjections mais les blessent gravement ; la verraterie, c’est le lieu de l’insémination artificielle, qui se pratique à la chaîne ; sans oublier la caudectomie : l’ablation de la queue… Christine Tribondeau, ancienne employée dans cette industrie massive en Bretagne, et Jocelyne Porcher (eh ben si…), scientifique à l’Institut national de recherche agronomique (Inra), racontent les Cochons d’or, ces trophées attribués aux éleveurs qui obtiennent la meilleure productivité à l’aide d’hormones de croissance. Leur livre est paru en 2008, tiré à 1 500 exemplaires en France ; il est aussi traduit en coréen, « ils sont très cochon là-bas », s’amusent-elles.

Jocelyne est sociologue, elle étudie la souffrance au travail. « Je faisais une enquête dans le monde de la production porcine en Bretagne, c’est là que j’ai rencontré Christine. » Celle-ci explique l’origine du roman : « Les résultats de l’enquête et la description des conditions de travail pouvaient être trop durs à entendre pour les employés rencontrés. On voulait vulgariser les résultats, et l’idée de faire un livre est née comme ça, pour eux. » Jocelyne Porcher précise cette envie commune : « On pensait que ça pouvait tenir debout, qu’on pouvait le publier. » La sociologue appartient au département Science pour l’action et le développement, « qui est plus ouvert sur les transformations des systèmes de production, un département marginal ». Au sein du mastodonte historique au service de l’industrie qu’est l’Inra, ses collègues considèrent qu’elle n’est « pas dans la recherche, mais dans le militantisme. C’est paradoxal, car l’Inra apprécie aussi la visibilité sur la recherche scientifique qu’offre le livre. »

Le système se mord la queue

« Je crois qu’il faut arrêter le système industriel d’élevage », dit la scientifique. « Je ne crois pas qu’il soit améliorable parce que l’animal est placé en situation d’objet industriel. Il faudrait boycotter le système », suggère-t-elle tout en reconnaissant qu’il « fait vivre des régions ». Elle dénonce la pseudo-préoccupation environnementale des industriels, pendant que les énormes quantités de nitrates du lisier de porc polluent les nappes phréatiques et provoquent l’invasion du littoral par les algues vertes : « Il faudrait agrandir les exploitations porcines pour avoir les moyens de créer une station d’épuration. »

La scientifique ne condamne pas les petites mains de cette organisation : « Les salariés qui lisent le livre disent que tout est exact, mais pour eux, ça ne change rien. S’ils quittaient leur boulot ce soir, ils n’auraient plus rien. »

Christine précise souligne la difficulté qu’elle ressent pour parler de cette expérience professionnelle, même aujourd’hui, après l’écriture du livre. Pour Jocelyne, « il y a un parallèle entre les maltraitances aux animaux et celle faites aux salariés qui se “blindent”, se créent une barrière mentale pour se protéger de ce qu’ils font. »

G.V.

Une vie de cochon, J. Porcher et de Ch. Tribondeau, éditions La Découverte, mai 2008, 8 €, 96 pages (1Ä les 12 pages, pas cher le cochon).

Au théâtre avec Etc…Art, adaptation : L. Bony ; mise en scène : J.-L. Guitton ; lumière-son : Ch. Bard, H. Georjon ; jeu : V. Pilia. Tarif de 6 € (chôm., Rsa, étudiant) à 12 €. Réservation : 04 73 92 55 31.
Le 9 août, à 18 h 30, place du Mazet, à Clermont (gratuit) ; vend. 26/08, à 20 h 30, à la Tombe du marabout, Condat-en-Feniers (15)

Etc…Art, 10, rue de Bien assis, 63000 Clermont-Ferrand

Date de création : 26/08/2011 @ 17:41
Dernière modification : 26/08/2011 @ 17:47
Catégorie : Animaux, nos amis ?
Page lue 1574 fois

Imprimer l'article Imprimer l'article

Réactions à cet article


Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !

^ Haut ^