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Rythmes de vies - Vocation d’enfance, rythme d’enfer…


Madeleine, boulangère

Vocation d’enfance, rythme d’enfer…

Madeleine est née au-dessus d’une boulangerie dont la patronne était accueillante. Plus tard, en sortant de l’école, c’est là qu’elle vient faire ses devoirs, apprendre « à faire mes premières boîtes de dragées ou de bonbons », mais aussi à lire l’heure qui rythme nos vies… Pour elle, c’est déjà une évidence, elle sera vendeuse en pâtisserie ! Finalement, c’est un boulanger qu’elle rencontre et épouse. Elle tiendra une boulangerie… et même trois ! « C’est un métier difficile, mais il nourrit son homme ! » dit-elle. Elle développe volontiers…

« Aujourd’hui, je commence ma journée à 5 h 30 et la finis vers 15 h 30, quand ma vendeuse arrive – mais autrefois je finissais bien plus tard. Mon mari, lui, commence à une heure du matin, jusqu’à 10 heures ou midi selon la charge de travail, 5 jours sur 7, et 7 pendant les vacances des boulangeries à proximité. L’un vit la nuit, l’autre le jour, mais on mange ensemble les soirs. » Lorsqu’ils sont en vacances, son mari « n’arrive pas à retrouver un rythme de sommeil normal avant 15 jours, quand c’est déjà la reprise ». Elle admet aussi avoir loupé certaines fêtes – mariages, communions… – qui étaient toujours pendant des périodes de travail. Elle n’a qu’un regret : « Ma fille est née, je me suis retournée, elle avait 20 ans ! Et aujourd’hui 33… »

On est loin des 35 heures hebdomadaires, pourtant « jamais je n’ai changé d’avis, je veux vendre du pain et des gâteaux ! » À 56 ans et après avoir géré trois entreprises, dont une de 12 salariés – aujourd’hui “seulement” deux salariés –, « je me sens en demi-retraite, ce qui me permet de prendre du recul et de garder mes petits-enfants, je suis libre dans mon travail. Par ailleurs, si je ne choisis pas mes horaires, j’ai choisi mon métier ! Les boulangeries sont le cœur des villes, il ne faut pas laisser s’éteindre cette pratique ! » Il est vrai qu’elle aime son métier ; quand on rentre dans sa boutique aux premières heures du matin, le pain crépite, « il chante ! » reprend-elle souriante, en vendant ses vrais croissants et son pain issu d’un « travail en direct ! »

G.D.


Date de création : 21/11/2009 @ 17:03
Dernière modification : 22/02/2010 @ 18:54
Catégorie : Rythmes de vies
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