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Livres - Une mine d’or et de vie


Africa

Une mine d’or et de vie

Martin et Osa Johnson sont un couple d’aventuriers du début du XXe siècle. Lorsqu’ils se rencontrent, Martin a déjà sillonné les mers du Sud avec Jack London. Une fois mariés, et le goût de l’aventure les unissant, ils partent sur les pas du grand Jack. Aux îles Salomon, ils réussissent à filmer les fêtes et rituels des habitants. Mais cela ne leur suffit pas. Ils sont à la recherche de scènes plus spectaculaires. Leur idée fixe : rapporter des images d’hommes à l’état primitif, de cannibales et de réducteurs de têtes. A leurs risques et périls, ils vont une première fois à la rencontre des Big Nambas de Malekula aux Nouvelles Hébrides et manquent de servir de repas aux indigènes. Avant de s’enfuir, Martin a quand même le temps de filmer quelques scènes : le chef Nihapat, par exemple, en train de caresser avec intérêt le bras d’Osa. Le film connaît un grand succès, ce qui incite Martin et Osa à retourner sur place, en prenant cette fois-ci plus de précautions. Les Nambas se montrent plus amicaux et Martin a enfin ce qu’il veut, un pied humain en train de cuire. A Bornéo, le couple achète des animaux captifs et les filme dans des décors naturels. Devant les difficultés, Martin recourt, en effet, à quelques mises en scène qui n’enlèvent cependant rien à la qualité de son travail. De même, parce que la présence d’Osa sur l’écran participe au succès de ses documentaires aux Etats-Unis, Martin montrera sa femme dans tous les films.

A la demande de Carl Akeley, du Muséum d’Histoire naturelle de New York, l’intérêt des Johnson va se porter sur le continent africain. Après des semaines de marche à travers une région hostile du Kenya, ils découvrent le lac du mont Marsabit et le rebaptisent « Lake Paradise ». Les animaux sauvages viennent s’y désaltérer chaque nuit. Ils sont émerveillés par le spectacle de la nature. Ils immortalisent sur pellicule ce monde qui ressemble encore au paradis.

Martin et Osa partent ensuite pour le Congo à la rencontre des Pygmées avec lesquels ils sympathisent. Martin est obligé de les filmer dans un village reconstitué pour des raisons techniques. Le documentariste tient aussi à ramener des images de gorilles, qui contrairement à leur réputation, se révèlent pacifiques et particulièrement timides. Martin capture deux jeunes gorilles pour faciliter les prises de vue. Les aventures du couple Johnson prennent une dimension aérienne quand ils passent leur brevet de pilote. Ils filment l’Afrique vue du ciel, et notamment la transhumance des animaux, gazelles, zèbres et éléphants à la recherche de points d’eau. Les Johnson sont les premiers à survoler le Kilimandjaro, le lac Rudolph et le mont Kenya. Leur dernier film est consacré à Bornéo.

Le livre est une mine d’or. Il permet de faire connaissance avec un couple de légende, et d’avoir accès à des images d’archives relatives au continent africain. On sort de ce livre avec le désir d’aller plus loin et de visionner les films de Martin Johnson sur une réalité qui fut et qui a disparu. On se pose fatalement une question : en faisant connaître ce continent à des millions d’Américains, est-ce que les Johnson ont contribué à la destruction du monde dont ils montraient les splendeurs ? En même temps, comment ce continent aurait-il pu rester intact ?

L.C.

Africa - Martin et Osa Johnson, images d’un monde perdu, texte de Michel Le Bris, photographies sélectionnées et légendées par Michel Viotte, édit. Arthaud et Arte.

Date de création : 24/09/2010 @ 15:15
Dernière modification : 24/09/2010 @ 15:15
Catégorie : Livres
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