Présentation
Contact
Association Exclusif
ou
Journal Exclusif :
3, rue de la Treille,
63000 Clermont-Ferrand

Courriel du journal
Courriel de l'association
Version mobile
Exclusif sur Facebook

GuppYTop


qrexclu.png
Lettre d'information
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
S'abonner
Se désabonner
122 Abonnés
Webmaster - Infos
Exclusif n°46-47
Atelier d’écriture
Archives
Exclu web
On parle de nous

Interview dans Carnets de campagne, France Inter, avril 2015 :

Cimade 63

Combrailles durables

Presse-papier du CRI

Gratuité et bénévolat

Une interview du journal Exclusif sur Radio Arverne :

Reportage France 3 Auvergne

La fin [PDF – 1.3 Mo]

Droit de réponse [PDF – 960 Ko]

Courrier de la LDH [PDF – 910 Ko]

Recherche



Visites

 442051 visiteurs

 2 visiteurs en ligne

Dossier cueillette - Marmilhat : une formation
qui prend racine


Une formation qui prend racine

Unique en France, la formation à la cueillette professionnelle des plantes aromatiques et médicinales dispensée à Marmilhat depuis 2005 commence à être connue et reconnue.

formation.jpg
« L’engouement est tel que notre recrutement s’étend désormais à toute la France, avec 50 candidatures pour la prochaine rentrée », se félicite Odile Ravel, directrice du Centre de formation professionnelle et de promotion agricole de Marmilhat, à Lempdes. « Parmi les personnes intéressées par la formation à la cueillette des plantes à parfum, aromatiques et médicinales, on trouve des salariés, des personnes sans emploi et des agriculteurs1. » Les promotions comptant 12 personnes, l’établissement refuse de plus en plus de monde. « Nous ne sélectionnons pas un profil type. Les promotions comptent autant de femmes que d’hommes, des ingénieurs comme des titulaires de CAP. Nous demeurons cependant attentifs à la finalité de la formation qui est l’insertion professionnelle. »

Docteur en biologie, Nathalie Nathier est responsable de la formation. « Cueilleur est un métier physique, » souligne-t-elle, « on est dehors du lever au coucher du soleil. La formation est intensive, elle requiert de la motivation pour “digérer” tout son contenu et être opérationnel à la sortie. La cueillette demande des compétences, de la dextérité, de la rapidité, un bon sens de l’observation. Cela exige évidemment de bien connaître les plantes mais aussi d’être rigoureux au niveau de l’hygiène et de la qualité, et “commerçant” afin de trouver des débouchés. » Autonomie et mobilité sont appréciées, cette activité attire d’ailleurs des personnes qui vivent en camion. La formation est appelée à s’orienter vers la transformation et la valorisation des plantes : « On n’exploite pas toutes leurs possibilités, notamment culinaires », s’indigne gentiment Nathalie.

On peut suivre les modules de formation à la carte : techniques de cueillette, reconnaissance des plantes, transformation, gestion économique, commercialisation et communication… Soit au total 910 heures (560 en cours et 350 en entreprise), de juin à décembre afin d’être en accord avec les saisons de cueillette. Les travaux pratiques se tiennent sur les coteaux de Cournon, les bords de l’Allier ou encore dans la vallée de Chaudefour. Au terme de la formation, le stagiaire reçoit une attestation mention “Spécialisation d’initiative locale” (SIL), reconnue par le ministère de l’Agriculture. Pour Nathalie, « posséder ce titre permet à ceux qui se mettent à leur compte de décrocher plus facilement un marché », dans ce métier toujours en mal d’une vraie reconnaissance professionnelle.

L.C.

1. Côté financement, les salariés peuvent bénéficier du Congé individuel de formation, les chômeurs d’aides individuelles en vue d’un projet professionnel et les agriculteurs d’un fonds d’assurance-formation.

Date de création : 22/09/2010 @ 19:05
Dernière modification : 22/09/2010 @ 19:29
Catégorie : Dossier cueillette
Page lue 3627 fois

Imprimer l'article Imprimer l'article

Réactions à cet article


Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !

^ Haut ^