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Dossier cueillette - Le panier de Joséphine


Le panier de Joséphine

Joséphine en connaît un rayon où l’on trouve légumes, fruits et baies…

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Installée près de Riom en caravane, Joséphine cueille ici et là ce que lui offre dame nature, pour vendre ou pour sa consommation personnelle : « Des fleurs surtout, comme les jonquilles en mars. En mai, c’est le muguet, en décembre le houx et le gui. » Joséphine est une voyageuse, mais n’a pas besoin d’aller loin pour trouver ces plantes sauvages si appréciées des citadins. À Cunlhat pour les jonquilles, dans les bois de Randan pour le muguet : « Je le vends 2 ou 3 euros sur les marchés mais aussi en porte-à-porte à Clermont, Riom ou Montferrand. » Pour le houx et le gui, c’est différent, « on va les chercher sur un terrain d’un propriétaire ; en échange on lui donne quelques euros ou un panier de ce qu’on a ramassé. » Et les narcisses ? Elle répond de but en blanc : « Trop dur à cueillir, il faut prendre le bulbe avec, ce qu’on vous en donne ne vaut pas le coup comparé à l’effort ! » Et les champignons ? « C’est mon mari qui les connaît, donc c’est lui qui s’en occupe… » Lesquels ? « Cèpes, girolles, rosés, mousserons, etc. » Quand il n’est pas sûr, il n’hésite pas à demander l’avis d’un pharmacien.

Pragmatisme et tradition

Pour sa consommation, elle trouve des pissenlits, de la mâche, etc., mais ne ramasse plus le cresson : « On le récupérait à Marsat, mais à cause des chiottes qui tombent dans le plan d’eau on ne le prend plus, c’est dommage car c’était bon avec des pommes de terre et du petit salé. » Alliant pragmatisme et tradition, elle a une utilisation propre à chaque produit des cueillettes de la famille : « Le tilleul, on le fait sécher pour faire du thé, ou de la tisane ; et on le ramasse loin des pots d’échappement. » Elle grappille les noix, noisettes, châtaignes : « Les marrons, on les mange avec du canard ». Elle ne fait pas de confitures mais se sert de certaines plantes comme médicaments : « Quand j’étais petite, on utilisait les baies d’églantier comme laxatif et quand on avait des maux de crâne, mon père plongeait un tas de fleurs de sureau dans une bassine d’eau chaude, on mettait une serviette humide sur la tête et on inhalait ! » Enfin, point d’orgue à l’heure du tout “bio-et-local”, il ne faut pas oublier le plat principal, piquant aux oreilles des urbains lorsqu’il s’invite à table : le hérisson ! Pour digérer ce menu improvisé, Joséphine conseille « les prunelles qu’on met en pot avec de la gnôle ! »

G.V.


Date de création : 22/09/2010 @ 19:04
Dernière modification : 22/09/2010 @ 19:04
Catégorie : Dossier cueillette
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